Les Petites Gosses ( 1 )
Quand je suis parti c'était des petites gosses
Elles roulaient leurs tresses en chignons de négoce
j'aurais pas pensé que je les aimerais
Les copains m'ont suivi sur un bout d'chemin
Quand on est arrivé sur le quai je crois
La première fois qu'on se serrait la main
Dans les rêves que je faisais
Ca commençait bien comme
Ca commençait comme ça
J'ai tourné longtemps tout autour de la terre
Dans un sens et puis l'autre et même à l'envers
j'ai vu de l'or et les marchands de passes
J'ai appris des mots dans des langues sucrées
Je les recitais pour ne pas les oublier
C'était sans compter que je me mentais
Dans les rêves que je faisais
Ca se passait bien comme ça
Ca s'passait bien comme ça
Tous les souvenirs du monde je les donne
Je les echange aux passants pour avoir su regarder
Pour avoir su me garder
Une petite gosse, une poupée
A tenir dans mes bras
On reveint toujours pour refermer les yeux
Pour me faire rentrer faut dire y avait pas mieux
J'avais pas pensé que je les aimais
A rester, au comptoir comme dans un bocal
A m'imaginer en les regardant passer
Le samedi soir, leurs chignons défaits
Dans les rêves que j'ai pu faire
Ca finissait pas comme ça
Ca finissait pas comme ça
Las Pequeñas Chicas (1)
Cuando me fui eran unas pequeñas chicas
Enrollaban sus trenzas en moños de negocio
No pensé que las llegaría a querer
Los amigos me siguieron por un tramo del camino
Cuando llegamos al muelle, creo
La primera vez que nos dimos la mano
En los sueños que tenía
Todo empezaba bien así
Todo empezaba así
Di vueltas por mucho tiempo alrededor de la tierra
En una dirección y luego en la otra e incluso al revés
Vi oro y a los traficantes
Aprendí palabras en idiomas dulces
Las recitaba para no olvidarlas
Pero no contaba con que me estaba mintiendo
En los sueños que tenía
Todo iba bien así
Todo iba así
Todos los recuerdos del mundo los doy
Los intercambio con los transeúntes por haber sabido mirar
Por haber sabido cuidarme
Una pequeña chica, una muñeca
Para sostenerla en mis brazos
Siempre volvemos para cerrar los ojos
Para volver a entrar, hay que decir que no había nada mejor
No pensé que las llegaría a querer
A quedarme, en el mostrador como en un frasco
Imaginándome mientras pasaban
Los sábados por la noche, con sus moños deshechos
En los sueños que pude tener
No terminaba así
No terminaba así