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Ibuprofène

Abel Pintos

Ibuprofeno

Quiero despertar en el día y el lugar
Donde sea simple de encontrar
Una rima que rime con mi vida
Una Luna que sangre las heridas
Que dejaron mi mente enrarecida

¿Cómo será vivir sin miedo?
Cómo extraño esos años
Que dolían menos
Ya no voy a parar
Y empezar de cero
Pero extraño esos años
Y el olor a nuevo

Desaparecer es lo mismo que buscar
Mi niñez en el fondo del mar
Adelantar el final no es la salida
Delante me queda un camino y es solo de ida
Tengo la risa dormida en pastillas para aguantar

¿Cómo será vivir sin miedo?
Cómo extraño esos años
Que dolían menos
Ya no puedo parar
Si no apago este fuego
¿Quién va a pagar los daños?

Lo que pasa hoy es que nada alcanza
Ni lo material, ni la cosa del alma
Todo cuesta oro y no vale nada
Mucho ibuprofeno y la angustia no calma

No calma, no calma, no calma
No calma, no calma, no calma

¿Cómo será vivir sin miedo?
Cómo extraño esos años
Que dolían menos
Ya no voy a parar
Y empezar de cero
Pero extraño esos años
Que dolían menos

Cómo extraño esos años
Y el olor a nuevo
Cómo extraño esos años
Y sentirme nuevo

Quiero despertar en el día y el lugar
Donde sea simple de encontrar
Una rima que rime con mi vida

Ibuprofène

Je veux me réveiller un jour et à l'endroit
Où il est simple de trouver
Une rime qui rime avec ma vie
Une Lune qui saigne les blessures
Qui ont laissé mon esprit troublé

Comment ce sera de vivre sans peur ?
Comme ces années me manquent
Qui faisaient moins mal
Je ne vais plus m'arrêter
Et recommencer à zéro
Mais ces années me manquent
Et l'odeur du neuf

Disparaître c'est la même chose que chercher
Mon enfance au fond de la mer
Avancer la fin n'est pas la solution
Devant moi il y a un chemin et c'est que dans un sens
J'ai le rire endormi dans des pilules pour tenir le coup

Comment ce sera de vivre sans peur ?
Comme ces années me manquent
Qui faisaient moins mal
Je ne peux plus m'arrêter
Si je n'éteins pas ce feu
Qui va payer les dégâts ?

Ce qui se passe aujourd'hui c'est que rien ne suffit
Ni le matériel, ni la chose de l'âme
Tout coûte de l'or et ne vaut rien
Beaucoup d'ibuprofène et l'angoisse ne s'apaise pas

Ne s'apaise pas, ne s'apaise pas, ne s'apaise pas
Ne s'apaise pas, ne s'apaise pas, ne s'apaise pas

Comment ce sera de vivre sans peur ?
Comme ces années me manquent
Qui faisaient moins mal
Je ne vais plus m'arrêter
Et recommencer à zéro
Mais ces années me manquent
Qui faisaient moins mal

Comme ces années me manquent
Et l'odeur du neuf
Comme ces années me manquent
Et me sentir nouveau

Je veux me réveiller un jour et à l'endroit
Où il est simple de trouver
Une rime qui rime avec ma vie

Escrita por: Abel Pintos