395px

La Dernière Lettre

Agustin Magaldi

La Ultima Carta

Abandonada y pobre, como piltrafa humana
En las primeras horas de una mañana gris,
Una madre angustiada, de pena se moría
En una sala triste del hospital muñiz.

Era una pobre anciana vencida por la pena
Tenía muy grande el alma, muy noble el corazón,
Todo el amor de madre, tan puro y sacrosanto
Le profesaba al hijo que estaba en la prisión.

Mas no tuvo la dicha de verlo siquiera
Pidió inútilmente el beso filial,
Y apretaba en sus manos la última carta
Del hijo que un día, murió en el penal.

Animaba en su vida una dulce esperanza
La esperanza bendita de poderlo abrazar,
Al ser querido y bueno, que el destino maldito
Lo arrancó para siempre del calor del hogar.

Una mueca angustiada brotaba de sus labios
Que besar no pudieron, a su hijo al morir,
Si más bien parecía una sombra doliente
Su pobre cuerpecito cansado de sufrir.

La Dernière Lettre

Abandonnée et pauvre, comme une loque humaine
Dans les premières heures d'une matinée grise,
Une mère angoissée, mourant de chagrin
Dans une salle triste de l'hôpital Muñiz.

C'était une pauvre vieille, vaincue par la douleur
Elle avait une âme immense, un cœur si noble,
Tout l'amour d'une mère, si pur et sacré
Elle le donnait à son fils qui était en prison.

Mais elle n'eut même pas la chance de le voir
Elle demanda en vain le baiser filial,
Et elle serrait dans ses mains la dernière lettre
De son fils qui un jour, mourut en prison.

Une douce espérance animait sa vie
L'espoir béni de pouvoir l'étreindre,
À l'être cher et bon, que le destin maudit
L'a arraché pour toujours de la chaleur du foyer.

Une grimace angoissée jaillissait de ses lèvres
Qui n'ont pu embrasser son fils en mourant,
On aurait dit plutôt une ombre souffrante
Son pauvre petit corps fatigué de souffrir.

Escrita por: Carlos Pesce, Agustin Magaldi, Pedro H Noda