Noche Triste
La madrugada empieza, el sueño bosteza
La soledad me besa con su fría sutileza
Los recuerdos pesan, da vueltas mi cabeza
Y la tristeza me sorprende vestida de princesa
Vuelvo a ser presa de la inspiración
Lápiz, libreta, mesa y nace otra canción
Otro renglón dibujo con la imaginación
Y surge otra noche triste en mi habitación
El corazón despierto, de par en par abierto
Puerto de los latidos de los segundos muertos
El mundo es un desierto, de silencio cubierto
Y más ciego que un ciego de un solo ojo y tuerto
La luz luce piadosa, una musa mariposa
Me rosa con su olor a rosas hasta que en mí se posa
Me dicta una prosa, me roba una sonrisa
La cual desaparece a prisa entre la brisa
Me hechiza con un beso, caricias me regala
En el momento que el miedo y el odio me acorralan
Una ilusión resbala y cae en mi cuaderno
Mientras la noche y yo intentamos conocernos
Y yo, hoy tengo cita con la oscuridad (a solas)
Siento que me está llamando la neblina
La luna está llena pero está vacía la ciudad (completa)
Soy el único que en la noche camina, si
La única que entiende es mi almohada
Porque me prendo cuando todo se apaga
Por la madrugada cuando todos se callan
Le pido a mi noche triste que no se vaya
Hoy tengo cita con la oscuridad
Hoy tengo cita con la oscuridad
La calle esta vacía y más fría que el hielo
Yo creo que a esta hora ya se durmió hasta el cielo
Prendo un cigarro niño, bebo de la botella
Brindo por el cariño, también por las estrellas
Pasa otro bus sin luz, solo con el chofer
Los grillos y el silencio están de luna de miel
Árboles y parques un gran vacío reflejan
Y recuerdan que la noche ya se está haciendo vieja
Las rejas, los pasillos, edificios, balcones
Los autos, los parqueos, las señalizaciones
El murmullo dialoga, en voz baja me abraza
Me grita una mirada de una nube que pasa
El reloj me enrola, nos viola los reglamentos
Que en el curso de su pulso puso hace tiempo el tiempo
Tengo un bolsillo mudo, un mundo alegre al revés
Un espíritu búho que se me montó otra vez
Libero una palabra corro tras su silueta
Le pido que me acepte como amante y poeta
Acaricio sus letras en un romance eterno
Mientras la noche y yo intentamos conocernos
Y yo, hoy tengo cita con la oscuridad (a solas)
Siento que me está llamando la neblina
La luna está llena pero está vacía la ciudad (completa)
Soy el único que en la noche camina, si
La única que entiende es mi almohada
Porque me prendo cuando todo se apaga
Por la madrugada cuando todos se callan
Le pido a mi noche triste que no se vaya
Hoy tengo cita con la oscuridad
Hoy tengo cita con la oscuridad
Nuit Triste
L'aube se lève, le sommeil bâille
La solitude m'embrasse avec sa froideur subtile
Les souvenirs pèsent, ma tête tourne
Et la tristesse me surprend, habillée en princesse
Je redeviens la proie de l'inspiration
Crayon, carnet, table, et une nouvelle chanson naît
Je dessine une autre ligne avec l'imagination
Et surgit une autre nuit triste dans ma chambre
Le cœur éveillé, grand ouvert
Port des battements des secondes mortes
Le monde est un désert, couvert de silence
Et plus aveugle qu'un aveugle d'un seul œil et borgne
La lumière brille avec pitié, une muse papillon
Elle me touche avec son odeur de roses jusqu'à se poser en moi
Elle me dicte une prose, me vole un sourire
Qui disparaît rapidement dans la brise
Elle m'envoûte avec un baiser, m'offre des caresses
Au moment où la peur et la haine m'encerclent
Une illusion glisse et tombe dans mon carnet
Tandis que la nuit et moi essayons de nous connaître
Et moi, aujourd'hui j'ai rendez-vous avec l'obscurité (seul)
Je sens que la brume m'appelle
La lune est pleine mais la ville est vide (complète)
Je suis le seul à marcher dans la nuit, ouais
La seule qui comprend c'est mon oreiller
Parce que je m'enflamme quand tout s'éteint
Au petit matin quand tout le monde se tait
Je demande à ma nuit triste de ne pas s'en aller
Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec l'obscurité
Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec l'obscurité
La rue est vide et plus froide que la glace
Je crois qu'à cette heure-là même le ciel s'est endormi
J'allume une clope, je bois à la bouteille
Je trinque à l'affection, aussi aux étoiles
Un autre bus passe sans lumière, juste le chauffeur
Les grillons et le silence sont en lune de miel
Les arbres et les parcs reflètent un grand vide
Et rappellent que la nuit commence à vieillir
Les grilles, les couloirs, les immeubles, les balcons
Les voitures, les parkings, les panneaux
Le murmure dialogue, m'enlace à voix basse
Me crie un regard d'un nuage qui passe
L'horloge m'enroule, viole les règlements
Que dans le cours de son pouls a mis le temps
J'ai une poche muette, un monde joyeux à l'envers
Un esprit hibou qui s'est encore posé sur moi
Je libère un mot, je cours après sa silhouette
Je lui demande de m'accepter comme amant et poète
Je caresse ses lettres dans un romance éternel
Tandis que la nuit et moi essayons de nous connaître
Et moi, aujourd'hui j'ai rendez-vous avec l'obscurité (seul)
Je sens que la brume m'appelle
La lune est pleine mais la ville est vide (complète)
Je suis le seul à marcher dans la nuit, ouais
La seule qui comprend c'est mon oreiller
Parce que je m'enflamme quand tout s'éteint
Au petit matin quand tout le monde se tait
Je demande à ma nuit triste de ne pas s'en aller
Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec l'obscurité
Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec l'obscurité