Criaturita de la Ansiedad
Suena la campana
Que te dice el recreo terminó
Por favor no hagas escándalo
Suena la alarma
Te despierta de tu sueño tan azul
Sin dejar ningún rastro
No es tan fácil salir, no es tan fácil dejar atrás
No es tan fácil vivir, no es tan fácil dejar transformar
Soy una criaturita de la ansiedad
Busco siempre formas para estimularme
Comentan las ovejas de la línea B
¿A dónde llegaré?
Una víctima fatal sin donde reposar
Pospongo mi presente a cambio de nada
Comentan las hojitas de mi taza dе té
¿A dónde llegaré?
Miro de rеojo
A los otros que son iguales a mí
Jugando al juego de sobrevivir
Van al lado mío
Y las luces de colores por doquier
Tampoco los dejan dormir
Quiero que me digas la verdad
¿Qué es lo que vos ves cuando me ves?
Soy una criaturita de la ansiedad
Busco siempre formas para distraerme
Comentan las hormigas de las vías del tren
¿A dónde llegaré?
Y se irán yendo los días de nuestra juventud
Seremos un chispazo en la memoria del tiempo
Un patético lamento del chiste de Dios
Pero te tengo a vos
Y tal vez, algún día
Un sabor, un color, un poema
Te traiga de vuelta
Y a lo mejor venís viajando en el tiempo
Y me sacás nuevamente del sueño
Y despertás, otra vez, en mí
Mi juventud
Petite créature de l'anxiété
La cloche sonne
Qui te dit que la récréation est finie
S'il te plaît, ne fais pas de bruit
L'alarme retentit
Te réveille de ton rêve si bleu
Sans laisser de trace
Ce n'est pas si facile de partir, ce n'est pas si facile d'oublier
Ce n'est pas si facile de vivre, ce n'est pas si facile de se transformer
Je suis une petite créature de l'anxiété
Je cherche toujours des moyens de me stimuler
Les moutons de la ligne B en parlent
Où vais-je arriver ?
Une victime fatale sans endroit où reposer
Je repousse mon présent pour rien
Les feuilles de ma tasse de thé en parlent
Où vais-je arriver ?
Je regarde du coin de l'œil
Les autres qui sont comme moi
Jouant au jeu de la survie
Ils sont à mes côtés
Et les lumières colorées partout
Ne les laissent pas dormir non plus
Je veux que tu me dises la vérité
Que vois-tu quand tu me vois ?
Je suis une petite créature de l'anxiété
Je cherche toujours des moyens de me distraire
Les fourmis des voies de train en parlent
Où vais-je arriver ?
Et les jours de notre jeunesse s'en iront
Nous serons une étincelle dans la mémoire du temps
Un lamentable écho de la blague de Dieu
Mais je t'ai toi
Et peut-être, un jour
Un goût, une couleur, un poème
Te ramènera
Et peut-être que tu viendras en voyageant dans le temps
Et tu me sortiras à nouveau du rêve
Et tu te réveilleras, encore une fois, en moi
Ma jeunesse