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Marche Toujours En Avant

Alberto Cortez

Camina Siempre Adelante

Cuando le dije a mi padre
Que me iba a echar a volar
Que ya tenía mis alas
Y abandonaba el hogar

Se puso serio y me dijo
A mí me ha pasado igual
También me fui de casa
Cuando tenía tu edad

En cuanto llama la vida
Los hijos siempre se van
Te está esperando el camino
Y no le gusta esperar

Camina siempre adelante
Tirando bien de la rienda
Más nunca ofendas a nadie
Para que nadie te ofenda

Camina siempre adelante
Y ve marcando tu senda
Cuanto mejor trigo siembres
Mejor será la molienda

No has de confiar en la piedra
Con la que te puedas topar
Apártala del camino
Por los que vienen detrás

Cuando te falte un amigo
O un perro con quien hablar
Mira hacia dentro y contigo
Has de poder conversar

Camina siempre adelante
Pensando que hay un mañana
No te permitas perderlo
Porque está buena la cama

Camina siempre adelante
No te derrumbes por nada
Y extiende abierta tu mano
Para quien quiera estrecharla

Cuando le dije a mi padre
Que me iba a echar a volar
Se me nublaron los ojos
Y me marché del hogar

Marche Toujours En Avant

Quand j'ai dit à mon père
Que j'allais prendre mon envol
Que j'avais déjà mes ailes
Et que je quittais le foyer

Il est devenu sérieux et m'a dit
Ça m'est arrivé aussi
Je suis parti de chez moi
Quand j'avais ton âge

Dès que la vie appelle
Les enfants s'en vont toujours
Le chemin t'attend
Et il n'aime pas attendre

Marche toujours en avant
Tirant bien sur les rênes
Mais n'offense jamais personne
Pour que personne ne t'offense

Marche toujours en avant
Et trace ton propre chemin
Plus tu sèmes de bon blé
Mieux sera la récolte

Tu ne dois pas faire confiance à la pierre
Avec laquelle tu pourrais te heurter
Écarte-la du chemin
Pour ceux qui viennent derrière

Quand il te manque un ami
Ou un chien avec qui parler
Regarde à l'intérieur et avec toi
Tu devras pouvoir converser

Marche toujours en avant
En pensant qu'il y a un demain
Ne te permets pas de le perdre
Parce que le lit est bon

Marche toujours en avant
Ne te laisse pas abattre pour rien
Et tends ta main ouverte
Pour ceux qui veulent la serrer

Quand j'ai dit à mon père
Que j'allais prendre mon envol
Mes yeux se sont embués
Et je suis parti du foyer

Escrita por: Alberto Cortez (Es)