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Aie pitié de moi

Alejandro Torres

Apiádate de Mí

Hoy desperté, entre la ausencia de tu malvado querer
Con el nostálgico recuerdo de tu piel
Con esta cruda realidad de no tenerte
Y al suspirar, por mis mejillas siento lágrimas correr
Es mi dolor tu sonreír solo escuchar
Atormentando mi vivir casi enmudece

Me está doliendo en lo profundo de mi alma
La soledad duerme sonriente aquí en mi cama
La fría impotencia se apodera de mi vida
No, no que va mi corazón no puede más

Veo tu mirada reflejada en todas partes
Y como espuma de las olas esfumarse
Tu despedida me lastima cada instante
No, no que va mi corazón no llores más

Recurro a tus abrazos buscando consuelo
Y ya no estás, y vuelvo a darme cuenta de que te perdí
Cómo voy a olvidarte si por más que intento pienso más en ti

Tener que hacer de cuenta que nunca me amaste
Que solías fingir, que el amor que jurabas que sentías por mí
Solo fueron palabras que se llevó el viento que nunca existí

Apiádate de mí, Dios bendito ayúdame a olvidarla
Su falso amor perverso y marchito, me ha destrozado el alma

Arrancaré de mí, tus caricias tan malintencionadas
Sé que al pasar el tiempo, recuerde mi amor le va a hacer falta

Todo el que entrega el corazón
En un amor no pierde nada
Más pierde aquel que da traición
Y te apuñala por la espalda

Aie pitié de moi

Aujourd'hui je me suis réveillé, dans l'absence de ton amour maléfique
Avec le souvenir nostalgique de ta peau
Avec cette dure réalité de ne pas t'avoir
Et en soupirant, sur mes joues je sens les larmes couler
C'est ma douleur d'entendre ton sourire
Torturant ma vie, presque me rendant muet

Ça me fait mal au plus profond de mon âme
La solitude dort souriante ici dans mon lit
L'impuissance glaciale s'empare de ma vie
Non, non, mon cœur ne peut plus

Je vois ton regard reflété partout
Et comme l'écume des vagues, tu t'évanouis
Ton départ me blesse à chaque instant
Non, non, mon cœur ne pleure plus

Je me tourne vers tes bras cherchant du réconfort
Et tu n'es plus là, et je réalise à nouveau que je t'ai perdu
Comment vais-je t'oublier si plus j'essaie, plus je pense à toi

Devoir faire semblant que tu ne m'as jamais aimé
Que tu faisais semblant, que l'amour que tu jurais ressentir pour moi
N'étaient que des mots emportés par le vent, que je n'ai jamais existé

Aie pitié de moi, Dieu bénit, aide-moi à l'oublier
Son faux amour pervers et fané m'a détruit l'âme

J'arracherai de moi, tes caresses si malintentionnées
Je sais qu'avec le temps, se souvenir de mon amour lui manquera

Tout celui qui donne son cœur
Dans un amour ne perd rien
Mais celui qui trahit
Te poignarde dans le dos