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Lundis (feat. Carlos Dante)

Alfredo de Angelis

Lunes (part. Carlos Dante)

Un catedrático escarba su bolsillo
Buscando un níquel
Que sirva pa' un completo
Ayer salió con la fija de potrillo
Mascando rabia
Y rompiendo los boletos

El almanaque
Nos canta que es lunes
Que se ha acabado
La vida de lana
Que se nos viene
Una nueva semana
Con su cansado
Programa aburridor

Camino del taller va, Josefina
La que en el baile ayer
Ay, la iba de fina
La reina del salón
Ella se oyó llamar
Del trono se bajó
Para ir a trabajar

El flaco Pantaleón
Ata la chata
De traje fuleron
Y en alpargatas
Ayer en el salón
Jugaba diez y diez
Hoy va a cargar carbón
Al dique tres

Se fue el domingo del placer
Desfiles, poker y champagne
Hasta el más pobre pudo ser
Por diez minutos un pasha

El triste lunes se asomó
Mi sueño al diablo fue a parar
La redoblona se cortó
Y al trabajo hay que rumbear

No hay mal muchachos
Que duré cien años
Ni siempre se anda
Con paso abichojo
A lo mejor acertamos
Las ocho
Y quién te aguanta
Ese día corazón

Lundis (feat. Carlos Dante)

Un prof de fac fouille dans sa poche
Cherchant un sou
Pour un bon sandwich
Hier il est sorti avec l'idée d'un poulain
Mâchant sa rage
Et déchirant les tickets

Le calendrier
Nous chante que c'est lundi
Que c'est fini
La vie de pacha
Qu'une nouvelle semaine
Nous attend
Avec son programme
Éreintant

Sur le chemin de l'atelier, Josefina
Celle qui hier à la danse
Ah, elle se la jouait
La reine du bal
Elle a entendu son nom
Elle a quitté son trône
Pour aller bosser

Le maigre Pantaleón
Attache la charrette
En costard flashy
Et en espadrilles
Hier dans le salon
Il jouait à dix pour cent
Aujourd'hui il va charger du charbon
Au quai trois

Le dimanche du plaisir est parti
Défilés, poker et champagne
Même le plus pauvre a pu être
Un pacha pendant dix minutes

Le triste lundi s'est pointé
Mon rêve est parti en fumée
La fanfare s'est arrêtée
Et au boulot il faut se mettre

Y'a pas de mal, les gars
Qui dure cent ans
Ni toujours on marche
Avec un pas traînant
Peut-être qu'on va toucher
Les huit
Et qui te supporte
Ce jour-là, mon cœur

Escrita por: Francisco García Jiménez