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Le Questionnaire

Alfredo Olivas

El Cuestionario

¿Que si de donde vengo? ¿Cuanta gente tengo?
¿Que es lo que ando haciendo? ¿Cuál es mi funcion?
Soy brazo armado eso que quede claro
No daré más información
Saquenle cuentas, traigo siete carros
La última pregunta? La verdad se me olvido

Quieren comprar mi cuero pero yo no vendo
Lo que a amigos viejos cuanto les costo
No soy cualquiera para estar en venta
Y en huelga traigo mi toston
Si quieren cantarme un puño de tierra vamos a negociarlo
Y ahí nos vemos al topon

Pensaron que solo era una tochita
Cuando intentaron robarme la vida
Pero que gran sorpresa se llevaron cuando miraron lo que sostenia
Era mi cuerno que abogaba por mi vida
Ay! Que bonita tracatera arme aquel día
Deje plantada a las golondrinas

(Y esperense a los tamales mis moviles que ya mero salen de la Olla)

Tendieron la campana
Sobre los sepapa
Desorganizados
Me encontro la ley
De los punteros desaparecieron y me lograron aprender
La suerte me hizo la mala jugada envuelto en latarraya
Nimodo ya que iba a hacer

Ahorita no hay señal solo traigo dos rayitas pero nadie se cambia de compañia
Todo el terreno, este es mi territorio y no se me acaba la pila
Dos cargadores siempre van conmigo
Uno es para la guerra
Y el otro me da pa' arriba

La gloria para los que se nos fueron
Y mucha suerte a los que se quedaron
Para el gobierno todo mi coraje
Espero el día poder manifestarlo
Que el desespero no visite a la escuelita
Y a la familia se le siga respetando
Son mis deseos más anhelados

Le Questionnaire

D'où je viens, tu veux savoir ? Combien de gens j'ai ?
Que fais-je en ce moment ? Quelle est ma fonction ?
Je suis un bras armé, ça, c'est clair,
Je ne donnerai pas plus d'infos.
Faites le calcul, j'ai sept bagnoles,
La dernière question ? Franchement, j'ai oublié.

Ils veulent acheter ma peau mais je ne vends pas,
Ce que ça a coûté à mes vieux amis,
Je ne suis pas n'importe qui pour être à vendre,
Et en grève, j'ai mon toston.
S'ils veulent me chanter un poing de terre, on va négocier,
Et on se retrouve au topon.

Ils pensaient que c'était juste une petite blague,
Quand ils ont essayé de me voler la vie,
Mais quelle grande surprise ils ont eue en voyant ce que je tenais,
C'était mon fusil qui plaidait pour ma vie.
Oh ! Quelle belle embrouille j'ai montée ce jour-là,
J'ai laissé les hirondelles plantées.

(Et attendez les tamales, mes mobiles, ça sort bientôt de la casserole.)

Ils ont sonné la cloche,
Sur les sepultures,
Désorganisés,
La loi m'a trouvé.
Des tireurs ont disparu et ils ont réussi à m'attraper,
La chance m'a joué un sale tour, enroulé dans la latarraya,
Tant pis, que pouvais-je faire ?

En ce moment, il n'y a pas de signal, j'ai juste deux barres, mais personne ne change de compagnie.
Tout le terrain, c'est mon territoire et je ne manque pas de batterie.
Deux chargeurs vont toujours avec moi,
Un est pour la guerre,
Et l'autre me fait monter.

Gloire à ceux qui nous ont quittés,
Et bonne chance à ceux qui sont restés.
Pour le gouvernement, toute ma colère,
J'espère pouvoir l'exprimer un jour.
Que le désespoir ne visite pas l'école,
Et que la famille soit toujours respectée.
Ce sont mes vœux les plus chers.

Escrita por: Alfredo Olivas