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Je veux l'entendre de ta bouche

Amaral

Lo quiero oir de tu boca

Aquella noche primera de mayo,
En que escribí esta carta,
Andaba triste y tenía motivos
Para encerrarme en mi casa.
La libertad es una amiga traidora,
Y me dejo abandonada.
Lo quiero oír de tu boca.
Aqui me encuentro amarrada a mi suerte,
En este puerto de incertidumbres.
Con una astilla del mástil del barco,
Atravesándome el alma.
Y si me duele dejar que me queje,
Para escuchar tu consuelo.
Lo quiero oír de tu boca partida,
Por donde escapan los besos.
Lo quiero oír de tu boca.
Tu ya sabes que no es tan dificil tumbarme,
Pero una vez en suelo más bajo no puedo caer.
Van pasando los años y me hago más fuerte.
Y yo te juro que un día me levantare.
Lo quiero oír de tu boca.
Por las noches los lobos trabajan deprisa.
Y yo he jugado a dos bandas de noche y de día tambien.
Cuando acabe mi vida como un trasto viejo,
Recordaré tu consuelo y tus besos.
Lo quiero oír de tu boca.

Je veux l'entendre de ta bouche

Cette première nuit de mai,
Où j'ai écrit cette lettre,
J'étais triste et j'avais des raisons
Pour rester cloîtrée chez moi.
La liberté est une amie traîtresse,
Et elle m'a laissée à l'abandon.
Je veux l'entendre de ta bouche.
Ici je me trouve liée à mon destin,
Dans ce port d'incertitudes.
Avec une écharde du mât du bateau,
Me transperçant l'âme.
Et si ça me fait mal de laisser échapper mes plaintes,
Pour entendre ton réconfort.
Je veux l'entendre de ta bouche fendue,
Par où s'échappent les baisers.
Je veux l'entendre de ta bouche.
Tu sais déjà que ce n'est pas si difficile de me faire tomber,
Mais une fois à terre, je ne peux pas tomber plus bas.
Les années passent et je deviens plus forte.
Et je te jure qu'un jour je me relèverai.
Je veux l'entendre de ta bouche.
La nuit, les loups travaillent vite.
Et j'ai joué sur deux tableaux, de nuit comme de jour aussi.
Quand ma vie sera finie comme un vieux débris,
Je me souviendrai de ton réconfort et de tes baisers.
Je veux l'entendre de ta bouche.

Escrita por: Eva Amaral, Juan Vicente Garcia