Ella Mi Fu Rapita!
Ella mi fu rapita!
E quando, o ciel... ne' brevi
Istanti prima che il mio presagio inferno
Sull'orma corsa ancora mi spingesse!
Schiuso era l'uscio! e la magion deserta!
E dove ora sarà quell'angiol caro?
Colei che prima potè in questo core
Destar la fiamma di costanti affetti?
Colei sì pura, al cui modesto sguardo
Quasi spinto a virtù talor me credo?
Ella mi fu rapita!
E chi l'ardiva?...
Ma ne avrò, ma ne avrò vendetta...
Lo chiede il pianto della mia diletta.
Parmi veder le lagrime
Scorrenti da quel ciglio,
Quando fra il dubbio a l'ansia
Del subito periglio,
Dell'amor nostro memore
Dell'amor nostro memore
Il suo gualtier chiamò.
Ned ei potea soccorrerti,
Cara fanciulla amata;
Ei che vorria coll'anima
Farti quaggiù beata;
Ei che le sfere agli angeli
Ei che le sfere agli angeli
Per te non invidiò.
Ei che le sfere,
Le sfere agli angeli per te,
Per te le sfere agli angeli
Per te non invidiò.
Non invidiò per te.
Elle m'a été enlevée !
Elle m'a été enlevée !
Et quand, ô ciel... dans les brefs
Instants avant que mon pressentiment d'enfer
Sur la trace de ma course me pousse encore !
La porte était ouverte ! et la maison déserte !
Et où sera maintenant cet ange cher ?
Celle qui a pu d'abord dans ce cœur
Éveiller la flamme de sentiments constants ?
Celle si pure, dont le regard modeste
Me pousse parfois à la vertu, je crois ?
Elle m'a été enlevée !
Et qui osait ?...
Mais j'aurai, mais j'aurai ma vengeance...
Le chagrin de ma bien-aimée le demande.
Je crois voir les larmes
Coulant de ce cil,
Quand, dans le doute et l'angoisse
Du danger soudain,
Souvenant de notre amour
Souvenant de notre amour
Elle appela son Gualtier.
Et lui ne pouvait te secourir,
Chère fille aimée ;
Lui qui voudrait de tout son âme
Te rendre ici heureuse ;
Lui qui pour les sphères aux anges
Lui qui pour les sphères aux anges
Ne t'enviait pas.
Lui qui pour les sphères,
Les sphères aux anges pour toi,
Pour toi les sphères aux anges
Pour toi ne t'enviait pas.
Ne t'enviait pas pour toi.