395px

Le journal

Ángel Parra

El noticiero

Ahí va Francia con su juego nuclear,
allá Nixon y el dolor de Vietnam.
Acá emerge el poder popular,
poco más, quiero ser militar.

Y entremedio yo busco tus ojos,
que se me han perdido y no puedo mirar.

Los oídos me van a estallar,
el cigarro no me deja cantar,
Argentina, caos general,
mis amigos en la cárcel de Uruguay.

Son "Chamaco" y la televisión,
un imán con tremenda atracción.
Y Fidel en la celebración,
canta junto a su pueblo algún son.

El partido me llama a luchar
y yo, pobre, apenas sé cantar.
Tú trabajas cerca de estación,
ya no hay tiempo para nuestro amor.

En la noche me cuesta dormir,
de mañana no puedo salir,
leo el diario y me tomo un café,
lo que pasa después ya lo sé.

¿Hasta dónde vamos a llegar?
Esta cuerda se puede cortar.
Así piensa el propio cardenal,
un camino habrá que encontrar.

Y entremedio yo busco tus ojos,
que se me han perdido y no puedo cantar.

Le journal

Voilà la France avec son jeu nucléaire,
Là-bas Nixon et la douleur du Vietnam.
Ici émerge le pouvoir populaire,
Un peu plus, je veux être militaire.

Et au milieu je cherche tes yeux,
Qui se sont perdus et je ne peux pas regarder.

Mes oreilles vont exploser,
La clope ne me laisse pas chanter,
Argentine, chaos général,
Mes amis dans la prison d'Uruguay.

C'est "Chamaco" et la télévision,
Un aimant avec une énorme attraction.
Et Fidel à la célébration,
Chante avec son peuple une chanson.

Le parti m'appelle à lutter
Et moi, pauvre, je sais à peine chanter.
Toi tu travailles près de la gare,
Il n'y a plus de temps pour notre amour.

La nuit j'ai du mal à dormir,
Le matin je ne peux pas sortir,
Je lis le journal et je prends un café,
Ce qui se passe après je le sais déjà.

Jusqu'où allons-nous aller ?
Cette corde peut se rompre.
C'est ce que pense le cardinal,
Un chemin il faudra trouver.

Et au milieu je cherche tes yeux,
Qui se sont perdus et je ne peux pas chanter.

Escrita por: Angel Parra