Balladi Olavinlinnasta
Niin vuolaan virran luodolla on linna olavin
Ja mietteissään se katsoo virtaan mustaan.
Se silloin suojas maata vahvoin muurein kivisin
Kun aallot ajan toivat ahdistustaan.
On vaientunut soitto salmen ahdin kanteleen
Ja poissa on myös musta oinas linnan.
Nyt linna kertoo sulle tarun kauan säilyneen
Jos ymmärrät vain huokaukset sen.
Näin linna kertoo: myrsky-yönä portti aukaistiin
Ja siitä linnaan ryntäs miehet vainon.
Kun taisto aamuun taukos, petos silloin tutkittiin
Syy, väitettiin, on vienan neidon kainon.
Hän kyynelsilmin vaieten sai kuulla tuomion
Ja kiinni muurattiin niin tyrmä muurin.
Vei paaden taakse salaisuuden neito viaton
Kun rakkaimpansa oli syyllinen.
Vaan kyynelistä neidon kohta varsi pihlajan
Jo valkokukat nosti, mursi muurin.
Sai marjoihinsa sydämestä hohdon puhtahan
Sen antoi voima rakkauden suurin.
Nyt laulun neidon syyttömän soi tuuli vieläkin
Kun pihlaja jo myrsky-yönä murtui.
Jäi taru vain, sen kertoo sulle linna olavin
Ja ymmärrät nyt huokaukset sen.
Ballade d'Olavinlinna
Sur la rive du fleuve tumultueux se dresse le château d'Olavin
Et dans ses pensées, il regarde le courant noir.
Il protégeait alors le pays avec de solides murs de pierre
Quand les vagues du temps apportaient leur angoisse.
La musique s'est tue dans le lamento de la harpe du détroit
Et le bélier noir a aussi disparu du château.
Maintenant, le château te raconte une légende longtemps préservée
Si tu comprends seulement ses soupirs.
Ainsi le château raconte : par une nuit de tempête, la porte s'est ouverte
Et des hommes en fuite se sont précipités dans le château.
Quand la bataille s'est arrêtée à l'aube, la trahison a été examinée
La raison, on disait, était la pudeur de la demoiselle de Viena.
Elle, les yeux pleins de larmes, a silencieusement entendu son jugement
Et fut enfermée dans la prison murée.
Derrière la pierre, la demoiselle innocente a emporté le secret
Quand son bien-aimé était le coupable.
Mais des larmes de la demoiselle, bientôt une branche de sorbier
A levé ses fleurs blanches, brisant le mur.
Ses baies ont reçu la pureté de son cœur
C'est la force de l'amour le plus grand qui l'a donné.
Maintenant, la chanson de la demoiselle innocente résonne encore dans le vent
Quand le sorbier s'est déjà brisé lors de la nuit de tempête.
Il ne reste que la légende, le château d'Olavin te la raconte
Et tu comprends maintenant ses soupirs.