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Juan Charrasqueado

Antonio Aguilar

Juan Charrasqueado

Voy a cantarles un corrido muy mentado
Lo que ha pasado allí en la Hacienda de la Flor
La triste historia de un ranchero enamorado
Que fue borracho, parrandero y jugador

Juan se llamaba y lo apodaban Charrasqueado
Era valiente y arriesgado en el amor
A las mujeres más bonitas, se llevaba
En esos campos, no quedaba ni una flor

Un día domingo que se andaba emborrachando
A la cantina, le corrieron a avisar
Cuídate, Juan, que ya por ahí te andan buscando
Son muchos hombres, no te vayan a matar

No tuvo tiempo de montar en su caballo
Pistola en mano, se le echaron de a montón
Estoy borracho, les gritaba, y soy buen gallo
Cuando una bala atravesó su corazón

Creció la milpa con la lluvia en el potrero
Y las palomas van volando al pedregal
Bonitos toros llevan hoy al coleadero
Qué buen caballo va montando el caporal

Ya las campanas del santuario están doblando
Todos los fieles se dirigen a rezar
Y, por el cerro, los rancheros van bajando
A un hombre muerto que lo llevan a enterrar

En una choza muy humilde llora un niño
Y las mujeres le aconsejan y se van
Pero su madre lo consuela con cariños
Mirando al cielo, llora y reza por su Juan

Aquí termino de cantar este corrido
De Juan ranchero, charrasqueado y burlador
Que se creyó, de las mujeres, consentido
Que fue borracho, parrandero y jugador

Juan Charrasqueado

Je vais vous chanter un corrido bien connu
Ce qui s'est passé là-bas à la hacienda de la fleur
La triste histoire d'un ranchero amoureux
Qui était un ivrogne, fêtard et joueur

Juan s'appelait et on l'appelait charrasqueado
Il était brave et audacieux en amour
Avec les plus belles femmes, il s'en allait
Dans ces champs, il ne restait plus une fleur

Un dimanche, alors qu'il se saoulait
À la cantine, on est allés l'avertir
Prends garde Juan, on te cherche par ici
Ils sont nombreux, ne te laissent pas tuer

Il n'a pas eu le temps de monter sur son cheval
Pistolet en main, ils se sont jetés sur lui
Je suis bourré, leur criait-il, je suis un bon coq
Quand une balle a traversé son cœur

La milpa a poussé avec la pluie dans le pré
Et les colombes volent vers le caillou
De beaux taureaux sont emmenés aujourd'hui au coliadero
Quel bon cheval monte le caporal

Les cloches du sanctuaire sonnent déjà
Tous les fidèles se dirigent pour prier
Et du sommet de la colline, les rancheros descendent
Pour un homme mort qu'ils emmènent enterrer

Dans une cabane très humble, un enfant pleure
Et les femmes lui donnent des conseils et s'en vont
Mais sa mère le console avec tendresse
Regardant le ciel, elle pleure et prie pour son Juan

Ici, je termine de chanter ce corrido
De Juan, ranchero charrasqueado et moqueur
Qui s'est cru le chouchou des femmes
Qui était un ivrogne, fêtard et joueur.

Escrita por: Victor Cordero