395px

Minutes

Ricardo Arjona

Minutos

El reloj de pared
Anunciando las 6:23
El pasado con sed
Y el presente es un atleta sin pies

Ya son las 6:43
Y el cadáver del minuto que pasó
Me dice: Así se vive aquí, te guste o no
Y la nostalgia pone casa en mi cabeza

Y dan las 6 con 50
¿Quién te dijo que yo
Era el sueño que soñaste una vez?
¿Quién te dijo que tú
Voltearías mi futuro al revés?

Ya son las 7:16
Y el cadáver del minuto que pasó
Me dice: Tu estrategia te arruinó
No queda más que ir aprendiendo a vivir solo
Si te quedan agallas

La casa no es otra cosa
Que un cementerio de historias
Enterradas en fosas
Que algunos llaman memorias

Minutos, como sal en la herida
Se me pasa la vida, gastando el reloj
Minutos son la morgue del tiempo
Cadáveres de momentos que no vuelven jamás
No hay reloj que de vuelta hacia atrás

Como duele gastar
El instante en el que tú ya no estas
Como cuesta luchar
Con las cosas que no vuelven más

Ya son las 9:23
Y el cadáver del minuto que pasó
Se burla de mis ganas de besar
La foto que dejaste puesta en el buró
Mi soledad es tu venganza

El ministerio del tiempo
Puso sede en mi almohada
Ahí te encuentro a momentos
Aunque no sirve de nada

Minutos, como sal en la herida
Se me pasa la vida, gastando el reloj
Minutos son la morgue del tiempo
Cadáveres de momentos que no vuelven jamás
No hay reloj que de vuelta hacia atrás

Minutos que se burlan de mí
Minutos como furia de mar
Minutos pasajeros de un tren que no va a ningún lugar

Minutos como lluvia de sal
Minutos como fuego en la piel
Minutos forasteros que vienen y se van sin decir

Minutos que me duelen sin ti
Minutos que no pagan pensión
Minutos que, al morir, formarán el batallón del ayer

Minutos que se roban la luz
Minutos que me oxidan la fe
Minutos inquilinos del tiempo mientras puedan durar

Minutos que disfrutan morir
Minutos que no tienen lugar
Minutos que se estrellan en mí
Son kamikazes de Dios

Minutes

L'horloge murale
Annonce 6h23
Le passé assoiffé
Et le présent est un athlète sans pieds

Il est déjà 6h43
Et le cadavre de la minute qui vient de passer
Me dit : C'est comme ça qu'on vit ici, que ça te plaise ou non
Et la nostalgie s'installe dans ma tête

Et il est 6h50
Qui t'a dit que moi
J'étais le rêve que tu as rêvé une fois ?
Qui t'a dit que toi
Tu retournerais mon futur à l'envers ?

Il est déjà 7h16
Et le cadavre de la minute qui vient de passer
Me dit : Ta stratégie t'a ruiné
Il ne reste plus qu'à apprendre à vivre seul
Si tu as encore du courage

La maison n'est rien d'autre
Qu'un cimetière d'histoires
Enterrées dans des fosses
Que certains appellent souvenirs

Des minutes, comme du sel dans la plaie
La vie me passe, à dépenser l'horloge
Des minutes sont la morgue du temps
Des cadavres de moments qui ne reviennent jamais
Il n'y a pas d'horloge qui remonte en arrière

Comme ça fait mal de dépenser
L'instant où tu n'es plus là
Comme c'est dur de lutter
Contre les choses qui ne reviennent plus

Il est déjà 9h23
Et le cadavre de la minute qui vient de passer
Se moque de mon envie d'embrasser
La photo que tu as laissée sur la table de nuit
Ma solitude est ta vengeance

Le ministère du temps
A établi son siège sur mon oreiller
Là, je te retrouve parfois
Bien que ça ne serve à rien

Des minutes, comme du sel dans la plaie
La vie me passe, à dépenser l'horloge
Des minutes sont la morgue du temps
Des cadavres de moments qui ne reviennent jamais
Il n'y a pas d'horloge qui remonte en arrière

Des minutes qui se moquent de moi
Des minutes comme la fureur de la mer
Des minutes passagères d'un train qui ne va nulle part

Des minutes comme une pluie de sel
Des minutes comme du feu sur la peau
Des minutes étrangères qui viennent et s'en vont sans dire un mot

Des minutes qui me font mal sans toi
Des minutes qui ne paient pas de pension
Des minutes qui, en mourant, formeront le bataillon d'hier

Des minutes qui volent la lumière
Des minutes qui m'oxydent la foi
Des minutes locataires du temps tant qu'elles peuvent durer

Des minutes qui aiment mourir
Des minutes qui n'ont pas de place
Des minutes qui s'écrasent en moi
Sont des kamikazes de Dieu

Escrita por: Miguel Luna / Ricardo Arjona