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Dans l'Hiver

Armando Martínez

Entro El Invierno

Entro el invierno
Ya pego el olor a cedro
Ya la sabana tiene florecitas blancas
El padrote de noche dice a pitar
Recogiendo las novillas y las vacas
Y el llanero echa sus cuentos
Meciéndose en una hamaca

Entro el invierno
Ya pego el olor a cedro
Ya la sabana tiene florecitas blancas
El padrote de noche dice a pitar
Recogiendo las novillas y las vacas
Y el llanero echa sus cuentos
Meciéndose en una hamaca

Todas las aves del monte
Unas silban y otras cantan
Y el caballo en el corral
Relincha y brina las trancas
Porque las entradas de aguas
Ponen seco a las potrancas

Y es que la lluvia se presta
Pa enamorar las muchachas
Ellas en las entradas de aguas
No pierden las esperanzas
De casarse con un peón
De esos que amansan y enlazan

En el estero ya están llegando las aves
Alcaravanes, patos, gabanes y garzas
Por el camino se ven rastros de animales
De venao, báquiro, chigüire y danta
Y un llanero va marcando
Las huellas sin alpargatas

En el estero ya están llegando las aves
Alcaravanes, patos, gabanes y garzas
Por el camino se ven rastros de animales
De venao, báquiro, chigüire y danta
Y un llanero va marcando
Las huellas sin alpargatas

Con los fuertes aguaceros
Las sábanas se rebalzan
El ganao busca lo seco
El picure a la barranca
Y en esas mantas oscuras
Un trillar de paraulatas

Más criollo que este pasaje
Creo que nadie se los canta
Tiene un buen timbre de voz
Y un repique de garganta
Y está bien acompañado
Por arpa, cuatro y maracas
(Y el bajo de complemento)

Dans l'Hiver

Dans l'hiver
L'odeur du cèdre s'installe
La savane a déjà des petites fleurs blanches
Le taureau la nuit commence à beugler
Rassemblant les génisses et les vaches
Et le llanero raconte ses histoires
Berçant dans un hamac

Dans l'hiver
L'odeur du cèdre s'installe
La savane a déjà des petites fleurs blanches
Le taureau la nuit commence à beugler
Rassemblant les génisses et les vaches
Et le llanero raconte ses histoires
Berçant dans un hamac

Tous les oiseaux de la forêt
Certains sifflent, d'autres chantent
Et le cheval dans le pré
Hennit et tape des sabots
Car les entrées d'eau
Assèchent les poulains

Et c'est que la pluie se prête
À faire tomber les filles amoureuses
Elles, aux entrées d'eau
Ne perdent pas espoir
De se marier avec un ouvrier
De ceux qui apprivoisent et lient

Dans le marais, les oiseaux arrivent
Alcaravanes, canards, hérons et aigrettes
Sur le chemin, on voit des traces d'animaux
De cerf, de tapir, de capybara et de danta
Et un llanero marque
Les empreintes sans espadrilles

Dans le marais, les oiseaux arrivent
Alcaravanes, canards, hérons et aigrettes
Sur le chemin, on voit des traces d'animaux
De cerf, de tapir, de capybara et de danta
Et un llanero marque
Les empreintes sans espadrilles

Avec les fortes averses
Les savanes débordent
Le bétail cherche le sec
Le picure vers la falaise
Et dans ces couvertures sombres
Un bruit de paraulatas

Plus créole que ce passage
Je crois que personne ne le chante
Il a une belle voix
Et un bon timbre de gorge
Et il est bien accompagné
Par une harpe, un cuatro et des maracas
(Et la basse en complément)