395px

Padam... padam...

Arthur H

Padam... padam...

Cet air qui m'obsède jour et nuit
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens
Un jour cet air me rendra fou
Cent fois j'ai voulu dire pourquoi
Mais il m'a coupé la parole
Il parle toujours avant moi
Et sa voix couvre ma voix

Padam… padam… padam…
Il arrive en courant derrière moi
Padam… padam… padam…
Il me fait le coup du souviens-toi
Padam… padam… padam…
C'est un air qui me montre du doigt

Il dit: "Rappelle-toi tes amours
Rappelle-toi puisque c'est ton tour
Y a pas de raison que tu ne pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras..."
Je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour
Je vois s'entrebattre des gestes
Toute la comédie des amours
Sur un air qui va toujours

Padam… padam… padam…
Des "je t'aime" de quatorze juillet
Padam… padam… padam…
Des "veux-tu" en voilà par paquets
Padam… padam… padam…
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Et tout ça pour tomber juste au coin de la rue
Sur l'air qui m'a reconnue

Écoutez le chahut qu'il me fait
Padam… padam… padam…
Comme si tout mon passé défilait
Padam… padam… padam…
Faut garder du chagrin pour après
La la la la la la cet air qui bat…
Qui bat comme un coeur de bois…

Padam... padam...

Este aire que me obsesiona día y noche
Este aire no nació hoy
Viene de tan lejos como yo vengo
Arrastrado por cien mil músicos
Un día este aire me volverá loco
Cien veces quise decir por qué
Pero me cortó la palabra
Siempre habla antes que yo
Y su voz cubre la mía

Padam… padam… padam…
Viene corriendo detrás de mí
Padam… padam… padam…
Me hace el truco del recuerda
Padam… padam… padam…
Es un aire que me señala con el dedo

Dice: "Recuerda tus amores
Recuerda ya que es tu turno
No hay razón para que no llores
Con tus recuerdos sobre los hombros..."
Veo a los que quedan
Mis veinte años hacen sonar el tambor
Veo gestos que se entrelazan
Toda la comedia de los amores
Sobre un aire que siempre sigue

Padam… padam… padam…
Los "te amo" del catorce de julio
Padam… padam… padam…
Los "quieres tú" en montones
Padam… padam… padam…
Los "siempre" que se compran baratos
Y todo eso para caer justo en la esquina de la calle
En el aire que me reconoció

Escuchen el alboroto que me hace
Padam… padam… padam…
Como si todo mi pasado desfilara
Padam… padam… padam…
Hay que guardar tristeza para después
La la la la la la este aire que late…
Que late como un corazón de madera…

Escrita por: Henri Contet / Norbert Glanzberg