Al Alba
Si te dijera, amor mío
Que temo a la madrugada
No sé qué estrellas son estas
Que hieren como amenazas
Ni sé qué sangra la Luna
Al filo de su guadaña
Presiento que tras la noche
Vendrá la noche más larga
Quiero que no me abandones
Amor mío, al alba
Al alba, al alba
Al alba, al alba
Los hijos que no tuvimos
Se esconden en las cloacas
Comen las últimas flores
Parece que adivinaran
Que el día que se avecina
Viene con hambre atrasada
Presiento que tras la noche
Vendrá la noche más larga
Quiero que no me abandones
Amor mío, al alba
Al alba, al alba
Al alba, al alba
Miles de buitres callados
Van extendiendo sus alas
¿No te destroza, amor mío
Esta silenciosa danza?
¡Maldito baile de muertos!
Pólvora de la mañana
Presiento que tras la noche
Vendrá la noche más larga
Quiero que no me abandones
Amor mío, al alba
Al alba, al alba
Al alba, al alba
Al alba, al alba
Al alba, al alba
Al alba, al alba
Al alba, al alba
À l'aube
Si je te disais, mon amour
Que j'ai peur de l'aube
Je ne sais pas quelles étoiles sont celles-ci
Qui blessent comme des menaces
Ni pourquoi la Lune saigne
Au tranchant de sa faux
Je pressens qu'après la nuit
Viendra la nuit la plus longue
Je veux que tu ne m'abandonnes pas
Mon amour, à l'aube
À l'aube, à l'aube
À l'aube, à l'aube
Les enfants que nous n'avons pas eus
Se cachent dans les égouts
Ils mangent les dernières fleurs
On dirait qu'ils devinent
Que le jour qui approche
Vient avec une faim retardée
Je pressens qu'après la nuit
Viendra la nuit la plus longue
Je veux que tu ne m'abandonnes pas
Mon amour, à l'aube
À l'aube, à l'aube
À l'aube, à l'aube
Des milliers de vautours silencieux
Déploient leurs ailes
Ça ne te détruit pas, mon amour
Cette danse silencieuse ?
Maudit soit ce bal des morts !
Poudre de la matinée
Je pressens qu'après la nuit
Viendra la nuit la plus longue
Je veux que tu ne m'abandonnes pas
Mon amour, à l'aube
À l'aube, à l'aube
À l'aube, à l'aube
À l'aube, à l'aube
À l'aube, à l'aube
À l'aube, à l'aube
À l'aube, à l'aube