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Pression

Axel Milanés

Prisa

Tiempo indetenible desarmando la palabra
De la insensatez de humedecernos la verdad
Vida fugitiva tan desnuda de la calma
Realidad salvaje que dio a luz la necedad

Lente desgastándose al vaivén de las heridas
Hilo que nos ata de la mano del azar
Cumbres que no llegan y recuerdos que se oxidan
Ansia que no deja que el silencio le haga mal

Prisa disparada del milagro de estar vivos
Prisa que no dejas que me escuchen la canción
Prisa que desmientes y le crees al destino
Prisa que le cambias las historias al amor
Prisa vas tirando tantas cosas al olvido
Prisa mal nacida de un espasmo en la ilusión

Sueños que se agolpan que envejecen olvidados
Ávidos febriles tan distintos de su edad
Gente encabritada disputándose los dados
Y el dormir pesado a pesar de los demás

Lente desgastándose al vaivén de las heridas
Hilo que nos ata de la mano del azar
Cumbres que no llegan y recuerdos que se oxidan
Ansia que no deja que el silencio le haga mal

Prisa disparada del milagro de estar vivos
Prisa que no dejas que me escuchen la canción
Prisa que desmientes y le crees al destino
Prisa que le cambias las historias al amor
Prisa vas tirando tantas cosas al olvido
Prisa mal nacida de un espasmo en la ilusión

Furia que se cala entre los dedos del urgente
Puertas que deciden el momento de matar
Bocas que se escapan hacia el sol en un torrente
Porque no se atreven a escupir el antifaz

Prisa disparada del milagro de estar vivos
Prisa que no dejas que me escuchen la canción
Prisa que desmientes y le crees al destino
Prisa que le cambias las historias al amor
Prisa vas tirando tantas cosas al olvido
Prisa mal nacida de un espasmo en la ilusión

Pression

Temps implacable désarmant les mots
De l'insensé de nous humidifier la vérité
Vie fugace si dépouillée de calme
Réalité sauvage qui a donné naissance à la folie

Lentille s'usant au gré des blessures
Fil qui nous lie à la main du hasard
Cimes qui n'arrivent pas et souvenirs qui s'oxydent
Envie qui ne laisse pas le silence faire de mal

Pression déclenchée par le miracle d'être en vie
Pression qui ne laisse pas entendre ma chanson
Pression que tu démentis et tu crois au destin
Pression qui change les histoires de l'amour
Pression tu jettes tant de choses dans l'oubli
Pression mal née d'un spasme dans l'illusion

Rêves qui s'entassent, qui vieillissent oubliés
Avides, fiévreux, si différents de leur âge
Gens enragés se disputant les dés
Et le sommeil lourd malgré les autres

Lentille s'usant au gré des blessures
Fil qui nous lie à la main du hasard
Cimes qui n'arrivent pas et souvenirs qui s'oxydent
Envie qui ne laisse pas le silence faire de mal

Pression déclenchée par le miracle d'être en vie
Pression qui ne laisse pas entendre ma chanson
Pression que tu démentis et tu crois au destin
Pression qui change les histoires de l'amour
Pression tu jettes tant de choses dans l'oubli
Pression mal née d'un spasme dans l'illusion

Fureur qui s'infiltre entre les doigts de l'urgent
Portes qui décident du moment de tuer
Bouches qui s'échappent vers le soleil dans un torrent
Parce qu'elles n'osent pas cracher le masque

Pression déclenchée par le miracle d'être en vie
Pression qui ne laisse pas entendre ma chanson
Pression que tu démentis et tu crois au destin
Pression qui change les histoires de l'amour
Pression tu jettes tant de choses dans l'oubli
Pression mal née d'un spasme dans l'illusion