Arbetloser Marsch
Ejns, tswej, draj, fir,
arbetlose senen mir,
nischt gehert chadoschim lang
in farbrik dem hammer-klang,
's lign kejlim kalt, fargesn,
's nemt der sschawer sej schoj fresn,
gejen mir arum in gas,
wi di gewirim pust-un-pas,
wi di gewirim pust-un-pas.
Ejns, tswej, draj, fir,
arbetlos senen mir,
on a beged, on a hejm,
undser bet is erd un lejm,
hat noch wer wos tsu genisn,
tajt men sich mit jedn bisn,
waser wi di g'wirim wajn,
gisn mir in sich arajn,
gisn mir in sich arajn
Marche des Chômeurs
Un, deux, trois, quatre,
chômeurs, c'est notre sort,
ça fait longtemps qu'on n'entend plus
le bruit du marteau dans l'atelier,
les tuyaux sont froids, oubliés,
le poids de la vie nous fait souffrir,
on se balade dans la rue,
comme des fantômes perdus,
comme des fantômes perdus.
Un, deux, trois, quatre,
chômeurs, c'est notre sort,
sans un abri, sans un chez-soi,
otre lit, c'est la terre et la boue,
si quelqu'un a quelque chose à manger,
ben on partage avec tout le monde,
comme on se sentait bien,
on se perd dans ce qu'on est,
on se perd dans ce qu'on est.