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C'était mon grand-père

Benito Kamelas

Fue Mi Abuelo

Hay una historia que aquí sucedió
Que un día esta tierra, reina hambre y dolor
Ríos de sangre se vieron correr
Años muy duros llegaron después

A la derecha vive el militar
Terratenientes, el clero y demás
Al otro lado el campesino está
Luchando duro pa poder llevar
Algo de futuro que ayude a los suyos
A vivir en libertad.

No quiero ser quien juzgué
Tampoco me interesa
No creo que el olvido sea la mejor manera
Si algo a quedado claro
Despues de tantas guerras:
Que da igual quien dispare
¡que ninguna bala es buena!

Pero lo que no es justo
Es que siempre el vencido
Sea el olvidado, el que no sale en los libros
Que aun quedan muchos caídos
Que se encuentran en olvido
En fosas comunes sin hallar.

Mi corazón se encoge defraudado
Y al recordar las penas que ha dejado
Se siente obligado a gritar bien alto
Por si alguien le quisiera oir.
Y tantas veces sentado junto al fuego
Le oí contar las penas que vivieron
Y aunque pasa el tiempo
Escucha un momento
No olvides lo que voy a decir:
Que ayer fue mi abuelo
Quien postrao en suelo
¡defendió tu libertad!

Habrán pasado 30 años ya
Desde la muerte de aquel general
Fue muy difícil volver a sentir
Que en democracia se podía vivir.

Y aunque el rencor no nos conduce a nah
Algunas cosas aun siguen igual
La voz del pueblo no se quiere oir
Los que gobiernan deciden por ti.

Se inventan las guerras por pasta y sin pruebas,
¡trayendo la muerte a madrid!

C'était mon grand-père

Il y a une histoire qui ici s'est passée
Qu'un jour cette terre, règne de faim et de douleur
Des rivières de sang ont coulé
Des années très dures sont arrivées après

À droite vit le militaire
Les propriétaires terriens, le clergé et les autres
De l'autre côté, le paysan est là
Luttant dur pour pouvoir apporter
Un peu d'avenir qui aide les siens
À vivre en liberté.

Je ne veux pas être celui qui juge
Ça ne m'intéresse pas non plus
Je ne pense pas que l'oubli soit la meilleure manière
Si quelque chose est clair
Après tant de guerres :
Peu importe qui tire
Aucune balle n'est bonne !

Mais ce qui n'est pas juste
C'est que toujours le vaincu
Soit l'oublié, celui qui ne figure pas dans les livres
Il reste encore beaucoup de tombés
Qui se trouvent dans l'oubli
Dans des fosses communes sans être retrouvés.

Mon cœur se serre déçu
Et en me rappelant les peines qu'il a laissées
Il se sent obligé de crier bien fort
Au cas où quelqu'un voudrait l'entendre.
Et tant de fois assis près du feu
Je l'ai entendu raconter les peines qu'ils ont vécues
Et même si le temps passe
Écoute un moment
N'oublie pas ce que je vais dire :
Que hier c'était mon grand-père
Qui, à genoux sur le sol
A défendu ta liberté !

Il y a déjà 30 ans
Depuis la mort de ce général
C'était très difficile de ressentir à nouveau
Que l'on pouvait vivre en démocratie.

Et même si la rancœur ne nous mène à rien
Certaines choses restent encore les mêmes
La voix du peuple ne veut pas être entendue
Ceux qui gouvernent décident pour toi.

On invente des guerres pour de l'argent et sans preuves,
Apportant la mort à Madrid !