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Noire Murguera

Bersuit Vergarabat

Negra Murguera

Como un curda que despierta
Arruinado en un fuentón
Se levanta y empieza a recordar
Los sucesos ya lejanos de la noche anterior
Una negra, polvareda y revolcón

Sos la murga que nace en la entraña del malón
De la raza que destila este sudor
Con un ojo emparchado y un cacho de corazón
Cuando se pone pura grasa la pasión

Murga murguera
Agua de zanja, piel de vereda
Llevame con vos

Al suburbio mundano que no tiene escalafón
Donde pintan buenos, malos, qué sé yo
La tristeza es un vaso que también se desfondó
Ese día que al tun tun la gambeteó

Murga murguera
Agua de zanja, piel de vereda
Llevame con vos
Murga murguera
Bajo tu cielo estrellado se agitan las melenas
Llevame con vos
A tocar hasta que sangren las manos
A tocar hasta que sangren las manos
A tocar hasta que sangren las manos
A tocar hasta que

En medio de la resaca
Intenta muy lento la murga entonar
Pero es un vago lamento
Parecido al viento que lo hace pensar

Sos la musa minusa que me trae inspiración
Yo te juro que no dejo mi tambor
Por que verte morocha es tan linda sensación
Sólo toco para que bailes vos

Negra murguera
Subí a la comparsa y mové tus caderas
Llevame con vos

En la calle ya se dice que no era como soy
Y qué querés? Si la ternura me brotó
Y estos versos tan melosos que tu danza se robó
Son la prueba irrebatible de un amor

Negra murguera
Subí a la comparsa y mové tus caderas
Llevame con vos
Negra murguera
Desde la luna azulada se ve tu pollera
Que rompe el dolor
Y me da ganas de meter la pata
Y me da ganas de meter la pata
Y me da ganas de meter la pata
Y me da ganas de (negra murguera)
Y me da ganas de (negra murguera)
Y me da ganas de (negra murguera)
Y me da ganas de (negra murguera)
Y me da ganas de

Él mientras vuelve a su casa
Repasa los pasos que tiene que dar
Y culpa a la borrachera
De haberse olvidado a la negra en un bar

Noire Murguera

Comme un ivrogne qui se réveille
Ruiné dans un coin de rue
Il se lève et commence à se souvenir
Des événements déjà lointains de la nuit d'avant
Une noire, poussière et roulade

Tu es la murga qui naît dans les entrailles du malón
De la race qui distille cette sueur
Avec un œil enflé et un morceau de cœur
Quand la passion devient pure graisse

Murga murguera
Eau de caniveau, peau de trottoir
Emmène-moi avec toi

Au faubourg mondain qui n'a pas de classement
Où ils peignent des bons, des mauvais, je ne sais pas
La tristesse est un verre qui s'est aussi brisé
Ce jour-là où elle a esquivé à l'aveugle

Murga murguera
Eau de caniveau, peau de trottoir
Emmène-moi avec toi
Murga murguera
Sous ton ciel étoilé, les chevelures s'agitent
Emmène-moi avec toi
Pour jouer jusqu'à ce que les mains saignent
Pour jouer jusqu'à ce que les mains saignent
Pour jouer jusqu'à ce que les mains saignent
Pour jouer jusqu'à ce que

Au milieu de la gueule de bois
Elle essaie très lentement d'entonner la murga
Mais c'est un vague lament
Ressemblant au vent qui le fait réfléchir

Tu es la muse minusa qui m'apporte l'inspiration
Je te jure que je ne lâche pas mon tambour
Parce que te voir, ma belle, c'est une si belle sensation
Je joue juste pour que tu danses

Noire murguera
Monte dans la comparsa et bouge tes hanches
Emmène-moi avec toi

Dans la rue, on dit déjà que je ne suis pas comme je suis
Et que veux-tu ? Si la tendresse m'a envahi
Et ces vers si mielleux que ta danse a volés
Sont la preuve irréfutable d'un amour

Noire murguera
Monte dans la comparsa et bouge tes hanches
Emmène-moi avec toi
Noire murguera
Depuis la lune bleutée, on voit ta jupe
Qui brise la douleur
Et ça me donne envie de mettre les pieds dans le plat
Et ça me donne envie de mettre les pieds dans le plat
Et ça me donne envie de mettre les pieds dans le plat
Et ça me donne envie de (noire murguera)
Et ça me donne envie de (noire murguera)
Et ça me donne envie de (noire murguera)
Et ça me donne envie de (noire murguera)
Et ça me donne envie de

Lui, pendant qu'il rentre chez lui
Revoit les pas qu'il doit faire
Et il blâme l'ivresse
D'avoir oublié la noire dans un bar

Escrita por: Bersuit Vergarabat / Juan Subirá / Pepe Céspedes