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Nous portons

Bersuit Vergarabat

Cargamos

Cargamos en las espaldas dictaduras de salones
Que golpearon sin retorno sin perdón y sin piedad
A esos hombres que soñaron con dar fin a aquella historia
Que no cabe en la memoria pero en la memoria está
Conquistando otro lugar.

Cargamos en el destino autopistas tenebrosas
Donde habitan esos cuerpos del delito de pensar
Que alimentan esas dagas de abrir las alas del viento
Para que marchen los lamentos en busca de libertad
Agua, rosas y verdad.

Llevamos en las espaldas utopías generosas
Que no dieron todo el fruto cuando estaba por llegar
El puente estaba atascado, el rock con nuevos peinados
Unos sacaron el pecho y ahí el puerto dio lugar
A otra era libre, sin igual, tan desigual.

Cargamos en los pinceles uno a uno los colores
De esa eterna ignorancia del yo me quiero salvar
Solo al precio de que alguno queden ciegos sin aliento
Y eso va por los que ganan si ellos creen que es ganar
Para todos aquellos que quedaron atrás.

Luego vino el descontento, cada cual en cada choza
Cada quien en cada cosa y la misma incredulidad
Corralitos, cacerolas, tres disparos y a la lona
Hubo sangre, hubo caídos, algo había que cambiar.
Fue muy duro el vendaval.

Y uno de esos criminales quiso cubrir esa escoria
Convocando a accesorias tribus para sosegar
Algunas cosas cambiaron, otras siguen sucediendo
Hay que seguirlas combatiendo día a día sin parar.
Alejando el vendaval.

A pesar de diferencias
La vereda es la misma
Porque enfrente esta esa isla que nos quiere separar.
No queremos más inviernos
Ni tan cortas primaveras
Yo te sigo en esta fiesta en la otra se vera, se vera.

Nous portons

Nous portons sur nos épaules des dictatures de salons
Qui ont frappé sans retour, sans pardon et sans pitié
Ces hommes qui ont rêvé de mettre fin à cette histoire
Qui ne tient pas dans la mémoire mais qui y est gravée
Conquérant un autre endroit.

Nous portons dans le destin des autoroutes ténébreuses
Où résident ces corps du délit de penser
Qui alimentent ces dagues pour ouvrir les ailes du vent
Pour que les lamentations marchent en quête de liberté
Eau, roses et vérité.

Nous avons sur nos épaules des utopies généreuses
Qui n'ont pas donné tous leurs fruits quand le moment était venu
Le pont était bloqué, le rock avec de nouvelles coiffures
Certains ont sorti le torse et là le port a laissé place
À une autre ère libre, sans égale, si inégale.

Nous portons dans les pinceaux un à un les couleurs
De cette éternelle ignorance du je veux me sauver
Seulement au prix de quelques-uns devenant aveugles, sans souffle
Et ça va pour ceux qui gagnent s'ils croient que c'est gagner
Pour tous ceux qui sont restés en arrière.

Puis est venu le mécontentement, chacun dans sa cabane
Chacun dans sa chose et la même incrédulité
Des barrages, des casseroles, trois coups de feu et à terre
Il y a eu du sang, il y a eu des tombés, quelque chose devait changer.
Le vent a été très dur.

Et l'un de ces criminels a voulu couvrir cette scorie
En convoquant des tribus accessoires pour apaiser
Certaines choses ont changé, d'autres continuent à se produire
Il faut continuer à les combattre jour après jour sans relâche.
Éloignant le vent.

Malgré les différences
Le chemin est le même
Car en face se trouve cette île qui veut nous séparer.
Nous ne voulons plus d'hivers
Ni de si courtes printemps
Je te suis dans cette fête, dans l'autre on verra, on verra.

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