395px

L'héritage d'Ovide

Blon Doblefilo

El legado de Ovidio

Soy el tiempo que se duerme entre tus brazos
Y susurra que el presente mañana será pasado
Me despierto acurrucado en el borde de otras manos
Sabiendo que en tu futuro mí nombre ya se ha olvidado

Soy el faro en tus labios si me nombras
La luz que te dibuja cuándo la puerta se entorna
Cayó la noche y fui un destello sobre tu alfombra
Porque ahora vivo siendo un preso de tu sombra

Soy el fuego que en tu mirada se aviva
La chispa tras la piedra, el incendio tras la vida
Abrazo al océano y me observas compasiva
Pues sigo condenando al crepitar de tus pupilas

Soy el viento que ajetrea tu melena
Huracán en tu insomnio y brisa en tus problemas
Un día transporté pétalos de azucena
Y ahora intentas evitar que mí soplo levante arena

Soy el árbol que se postró ante tu danza
Pintando con su ramaje un oleaje de esperanzas
Si tus lágrimas son lluvias me convertí en hojarasca
Detrás de la primavera el otoño busca venganza

Soy el libro de una trilogía incompleta
Con el que viajaste a una fantasía concreta
Pase de resolver enigmas en tu mente inquieta
A ser un amasijo de polvo en tu biblioteca

Soy la voz que trepa a tientas por tu cuello
Y se detiene en tu oído practicando penitencia
Un murmullo que rompe con los esquemas de tu bello
Hasta que tu voz ahogada a mis palabras silencia

Soy la huella que tatúas en el fango
Respiro tras los pasos que elevan a tu existencia
Si las nubes se endeudan mí rastro se va borrando
Pues cuando cae la tormenta el camino refleja ausencia

Soy la música que nace si me tocas
Otro silbido perdido en el réquiem de tu boca
Mientras espero a que traces otra nota
Me convierto en un violín con la cuarta cuerda rota

Soy la luna reflejada en tus caderas
Cociendo tu liguero con polvo de las estrellas
Miras con desconsuelo mí forma cuando estoy plena
Sabiendo que soy fugaz y que llegará una nueva

Soy la llave que gira si te entra sueño
Para ahogar a la rutina en un paraíso eterno
Si desnudas mis complejos sigo en manos de San Pedro
Si cambias la cerradura abro el portón del infierno

Soy la bala que descansa en el tambor
Del colchón de una pistola que se hospeda en tu cajón
Acaricias la culata y yo ruego compasión
Pues si aprietas el gatillo cortas mí respiración

Y si soy el tiempo puedo hacerte más largo los días
Y si soy el faro puedes usar mí halo de guía
Y si soy el fuego puedo calentar tus tardes frías
Y si soy el viento puedo aprenderme otra melodía
Y si soy el árbol puedo entregarte flores de oro
Y si soy el libro puedo darte el mapa del tesoro
Y si soy la voz puedo ponerle el broche a tu coro
Y si soy la huella puedo indicarte el camino al todo
Y si soy la música puedo inventar un nuevo acorde
Y si soy la luna puedo servirte como transporte
Y si soy la llave puedo mostrarte prados de bronce
Y si soy la bala puedo escribirme en la piel tu nombre

L'héritage d'Ovide

Je suis le temps qui s'endort dans tes bras
Et murmure que le présent sera passé demain
Je me réveille blotti au bord d'autres mains
Sachant que dans ton futur, mon nom est déjà oublié

Je suis le phare sur tes lèvres si tu me nommes
La lumière qui te dessine quand la porte s'entrouvre
La nuit est tombée et j'ai été une lueur sur ton tapis
Car maintenant je vis en étant prisonnier de ton ombre

Je suis le feu qui s'embrase dans ton regard
L'étincelle derrière la pierre, l'incendie de la vie
J'étreins l'océan et tu m'observes avec compassion
Car je continue à condamner le crépitement de tes pupilles

Je suis le vent qui ébouriffe ta chevelure
Ouragan dans ton insomnie et brise dans tes soucis
Un jour j'ai transporté des pétales de lys
Et maintenant tu essaies d'empêcher que mon souffle soulève le sable

Je suis l'arbre qui s'est incliné devant ta danse
Peignant avec ses branches une vague d'espoir
Si tes larmes sont des pluies, je suis devenu feuillage
Derrière le printemps, l'automne cherche vengeance

Je suis le livre d'une trilogie inachevée
Avec lequel tu as voyagé vers une fantaisie concrète
Je suis passé de résoudre des énigmes dans ton esprit agité
À être un amas de poussière dans ta bibliothèque

Je suis la voix qui grimpe à tâtons le long de ton cou
Et s'arrête à ton oreille en pratiquant la pénitence
Un murmure qui brise les schémas de ta beauté
Jusqu'à ce que ta voix étouffée fasse taire mes mots

Je suis la trace que tu tatoues dans la boue
Je respire après les pas qui élèvent ton existence
Si les nuages s'endettent, ma trace s'efface
Car quand la tempête tombe, le chemin reflète l'absence

Je suis la musique qui naît si tu me touches
Un autre sifflement perdu dans le requiem de ta bouche
Alors que j'attends que tu traces une autre note
Je deviens un violon avec la quatrième corde cassée

Je suis la lune reflétée sur tes hanches
Cuisinant ton porte-jarretelles avec de la poussière d'étoiles
Tu regardes avec chagrin ma forme quand je suis pleine
Sachant que je suis fugace et qu'une nouvelle viendra

Je suis la clé qui tourne si le sommeil te prend
Pour noyer la routine dans un paradis éternel
Si tu déshabilles mes complexes, je reste entre les mains de Saint Pierre
Si tu changes la serrure, j'ouvre la porte de l'enfer

Je suis la balle qui repose dans le barillet
Du matelas d'un pistolet qui se loge dans ton tiroir
Tu caresses la crosse et je prie pour de la compassion
Car si tu appuies sur la gâchette, tu coupes ma respiration

Et si je suis le temps, je peux te rendre les jours plus longs
Et si je suis le phare, tu peux utiliser mon halo comme guide
Et si je suis le feu, je peux réchauffer tes après-midis froides
Et si je suis le vent, je peux apprendre une autre mélodie
Et si je suis l'arbre, je peux t'offrir des fleurs d'or
Et si je suis le livre, je peux te donner la carte au trésor
Et si je suis la voix, je peux mettre le point final à ton chœur
Et si je suis la trace, je peux te montrer le chemin vers tout
Et si je suis la musique, je peux inventer un nouvel accord
Et si je suis la lune, je peux te servir de transport
Et si je suis la clé, je peux te montrer des prairies de bronze
Et si je suis la balle, je peux écrire ton nom sur ma peau

Escrita por: Blon