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Autóctone

Carlos Ares

Autóctono

La lluvia no me disgusta
El viento me representa
Yo soy de a los que les gusta
Que la mar esté revuelta
Tú me haces una pregunta
Yo te hago otra de vuelta
Me lo notan en el tono
Autóctono, sangre celta

Trepo, como la hiedra trepa
Cuando en mí no quepo
Para ver más allá de las estepas
Allá de donde vengo

Donde uno siempre vuelve
Donde cogí el acento
Pienso en sus ojos verdes
Y en la suerte que tengo
Si tú como es debido
Llegas a conocerme
Nunca habrás conocido
A nadie parecido
Y es que

Yo soy muy mío
Yo soy muy mío
Como lo es la gente
De donde el mar está frío
Yo soy muy mío
Yo soy muy mío

Frío que se te corta la sangre
Frío que te dan calambres
Frío puede ser que pases
Lo que no pasarás es hambre
Tierra de gente transparente y cristalina
Que si se alegran de verte
La cara se les ilumina
Y si no, fácil lo adivinas

Se viene y se va la bruma
Sube y baja la marea
Como si fuera una cuna
Está meciendo las bateas
Sus costas son puro arte
Sus bosques son un mosaico
Mi talento y mi carácter
Son del macizo galaico, y es que

Yo soy muy mío
Yo soy muy mío
Como lo es la gente
De donde el mar está frío
Yo soy muy mío
Yo soy muy mío

(Uh, uh)

La lluvia no me disgusta
El viento me representa
Yo soy de a los que les gusta
Que la mar esté revuelta
Tú me haces una pregunta
Yo te hago otra de vuelta
Me lo notan en el tono
Autóctono, sangre celta

Autóctone

La pluie ne me dérange pas
Le vent me représente
Je fais partie de ceux qui aiment
Que la mer soit agitée
Tu me poses une question
Je t'en renvoie une en retour
On le lit dans mon ton
Autóctone, sang celte

Je grimpe, comme la vigne grimpe
Quand je ne me sens plus à ma place
Pour voir au-delà des steppes
D'où je viens

Là où on revient toujours
Là où j'ai pris l'accent
Je pense à ses yeux verts
Et à la chance que j'ai
Si tu finis par
Vraiment me connaître
Tu n'auras jamais rencontré
Personne de semblable
Et c'est que

Je suis très moi
Je suis très moi
Comme l'est le peuple
De là où la mer est froide
Je suis très moi
Je suis très moi

Froid qui te glace le sang
Froid qui te donne des crampes
Froid, ça pourrait être ça
Ce que tu ne connaîtras pas, c'est la faim
Terre de gens transparents et cristallins
Quand ils se réjouissent de te voir
Leur visage s'illumine
Et si ce n'est pas le cas, tu peux le deviner facilement

La brume vient et s'en va
La marée monte et descend
Comme si c'était un berceau
Elle berce les bateaux de pêche
Ses côtes sont de l'art pur
Ses forêts un mosaïque
Mon talent et mon caractère
Sont du massif galaïque, et c'est que

Je suis très moi
Je suis très moi
Comme l'est le peuple
De là où la mer est froide
Je suis très moi
Je suis très moi

(Uh, uh)

La pluie ne me dérange pas
Le vent me représente
Je fais partie de ceux qui aiment
Que la mer soit agitée
Tu me poses une question
Je t'en renvoie une en retour
On le lit dans mon ton
Autóctone, sang celte