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Comment Étreindre un Rancœur

Carlos Gardel

Como Abrazao a Un Rencor

Esta listo, sentenciaron las comadres
Y el varón, ya difunto en el presagio
En el último momento de su pobre vida rea
Dejo al mundo el testamento
De estas amargas palabras
Piantadas de su rencor

Esta noche para siempre terminaron mis hazañas
Un chamuyo misterioso me acorrala el corazón
Alguien chaira en los rincones el rigor de la guadaña
Y anda un algo cerca el catre olfateándome el cajón

Los recuerdos más fuleros me destrozan la zabeca
Una infancia sin juguetes y un pasado sin honor
El dolor de unas cadenas que aun me queman las muñecas
Y una mina que arrodilla mis arrestos de varón

Yo quiero morir conmigo
Sin confesión y sin Dios
Crucificao en mis penas
Como abrazao a un rencor
Nada le debo a la vida
Nada le debo al amor
Aquella me dio amarguras
Y el amor, una traición

Yo no quiero la comedia de las lágrimas sinceras
Ni palabra de consuelo ni ando en busca de un perdón
No pretendo sacramentos, ni palabras funebreras
Me le entrego mansamente, como me entregue al botón

Solo a usted, mama lejana, si viviese le daría
El derecho de encenderle cuatro velas a mi adiós
De volcar todo su pecho sobre mi hereje agonía
De llorar sobre mis manos y pedirme el corazón

Comment Étreindre un Rancœur

C'est décidé, les commères ont tranché
Et le gars, déjà mort dans le présage
Au dernier moment de sa pauvre vie de criminel
Il a laissé au monde son testament
De ces mots amers
Teintés de son rancœur

Cette nuit, pour toujours, mes exploits s'achèvent
Un discours mystérieux me serre le cœur
Quelqu'un murmure dans les coins la rigueur de la faux
Et quelque chose rôde près du lit, flairant mon cercueil

Les souvenirs les plus pourris me déchirent le crâne
Une enfance sans jouets et un passé sans honneur
La douleur de chaînes qui me brûlent encore les poignets
Et une fille qui met à genoux mes ardeurs de mec

Je veux mourir avec moi
Sans confession et sans Dieu
Crucifié dans mes peines
Comme étreignant un rancœur
Je ne dois rien à la vie
Je ne dois rien à l'amour
Elle m'a donné des amertumes
Et l'amour, une trahison

Je ne veux pas de la comédie des larmes sincères
Ni de mots de réconfort, ni chercher un pardon
Je ne demande pas de sacrements, ni de mots funèbres
Je me livre docilement, comme je me suis livré au bouton

Seulement à vous, maman lointaine, si vous viviez, je donnerais
Le droit d'allumer quatre bougies pour mon adieu
De déverser tout son cœur sur mon agonie hérétique
De pleurer sur mes mains et de me demander le cœur

Escrita por: R. Rossi, A. M. Podesta