395px

Petite Gallega

Carlos Gardel

Galleguita

Galleguita
La divina
La que a la playa Argentina
Llego una tarde de abril
Sin más prendas
Ni tesoros
Que tus bellos ojos moros
Y tu cuerpo tan gentil
Siendo buena
Eras honrada
Pero no te valió nada
Que otras cayeron igual
Eras linda galleguita
Y tras la primera cita
Fuiste a parar a Pigall

Sola y en tierras extrañas
Tu caída fue tan breve
Que como bola de nieve
Tu virtud se disipo
Tu obsesión era la idea
De juntar mucha platita
Para tu pobre viejita
Que en la aldea quedo
Pero un paisano malvado
Loco por no haber logrado
Tus caricias y tu amor
Ya perdida la esperanza
Volvió a tu pueblo el traidor
Y envenenando la vida
De tu viejita querida
Le contó tu perdición
Y así fue que el mes pasado
Te llego un sobre enlutado
Que en luto tu corazón

Y hora te veo
Galleguita
Sentada triste y solita
En un rincón de Pigall
Y la pena que me mata
Claramente se retrata
En tu palidez mortal
Tu tristeza es infinita
Ya no sos la Galleguita
Que llego un día de abril
Sin más prendas
Ni tesoros
Que tus bellos ojos moros
Y tu cuerpito gentil

Petite Gallega

Petite Gallega
La divine
Celle qui est arrivée à la plage argentine
Un après-midi d'avril
Sans plus de vêtements
Ni de trésors
Que tes beaux yeux sombres
Et ton corps si délicat
Étant bonne
Tu étais honnête
Mais ça ne t'a rien apporté
D'autres ont chuté aussi
Tu étais une belle petite gallega
Et après le premier rendez-vous
Tu as fini à Pigalle

Seule et dans des terres étrangères
Ta chute a été si brève
Que comme une boule de neige
Ta vertu s'est évaporée
Ton obsession était l'idée
De rassembler beaucoup de fric
Pour ta pauvre vieille mère
Qui est restée au village
Mais un paysan malveillant
Fou de ne pas avoir obtenu
Tes caresses et ton amour
Perdue l'espoir
Le traître est retourné dans ton village
Et en empoisonnant la vie
De ta chère maman
Il a raconté ta perte
Et c'est ainsi qu'il y a un mois
Tu as reçu une lettre de deuil
Qui a mis ton cœur en noir

Et maintenant je te vois
Petite Gallega
Assise triste et seule
Dans un coin de Pigalle
Et la peine qui me tue
Se reflète clairement
Dans ta pâleur mortelle
Ta tristesse est infinie
Tu n'es plus la Petite Gallega
Qui est arrivée un jour d'avril
Sans plus de vêtements
Ni de trésors
Que tes beaux yeux sombres
Et ton petit corps délicat

Escrita por: A. P. Navarrine / H. Petterossi