395px

Mauvaise Entraîne

Carlos Gardel

Mala Entraña

Te criaste entre malevos
Malandrines y matones
Entre gente de averíades
Arrollaste tu acción
Por tu estampa, en el suburbio
Florecieron los balcones
Y lograste la conquista
De sensibles corazones
Con tu prestigio sentado
De buen mozo y de varón

Mezcla rara de magnate
Nacido en el sabalaje
Vos sos la calle Florida
Que se vino al arrabal
Compadrito de mi esquina
Que solo cambió de traje
Pienso, siempre que te veo
Tirándote a personaje
Que sos mixto jaulero
Con berretín de zorzal

Malandrín de la carpeta
Te timbeaste de un biabazo
El caudal con tu vieja
Pudo vivir todo un mes
Impasible ante las fichas
En las noches de escolaso
O en el circo de Palermo
Cuando a taco y a lonjazo
Te perdés por un pescuezo
La moneda que tenés

Y es por eso que asentaste
Tu cartel de indiferente
Insensible a los halagos
De la vida y al sufrir
Se murió tu pobre madre
Y en el mármol de tu frente
Ni una sombra, ni una arruga
Que deschavara, elocuente
Que tu vieja no fue un perro
Y que vos sabés sentir

Pero al fin todo se acaba
En esta vida rastrera
Y se arruga el más derecho
Si lo tiran a doblar
Vos, que sos más estirado
Que tejido de fiambera
Dios no quiera que te cache
La mala vida fulera
Que sino, como un alambre
Te voy a ver arrollar

Mauvaise Entraîne

T'as grandi parmi les voyous
Les malfrats et les brutes
Parmi des gens de mauvaise vie
T'as imposé ton action
Avec ton style, dans le quartier
Les balcons ont fleuri
Et t'as réussi la conquête
De cœurs sensibles
Avec ton prestige bien assis
De beau gosse et de mec

Mélange étrange de magnat
Né dans la misère
Toi, c'est la rue Florida
Qui a débarqué dans le bidonville
Compadrito de mon coin
Qui a juste changé de costume
Je pense, chaque fois que je te vois
Te la jouant personnage
Que t'es un mélange de voleur
Avec un air de merle

Malandrin de la planque
T'as gratté un coup de poker
Le fric avec ta mère
A pu vivre tout un mois
Impassible devant les mises
Dans les nuits de galère
Ou au cirque de Palermo
Quand à coup de poing et de coup de pied
Tu te perds pour un cou
La thune que t'as

Et c'est pour ça que t'as posé
Ton étiquette d'indifférent
Insensible aux compliments
De la vie et à la souffrance
Ta pauvre mère est morte
Et sur le marbre de ton front
Pas une ombre, pas une ride
Qui trahirait, éloquente
Que ta mère n'était pas un chien
Et que tu sais ressentir

Mais au final tout se termine
Dans cette vie de merde
Et même le plus droit
Se plie s'il est poussé
Toi, qui es plus guindé
Qu'un tissu de fiambrera
Dieu ne veuille pas que la vie
Te rattrape, la vie de merde
Sinon, comme un fil
Je vais te voir t'effondrer

Escrita por: C. Flores / E. Maciel