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Qui aurait 18 ans

Carlos Gardel

Quien Tuviera 18 Años

Cuando vuelvo la mirada a lo pasado
Y me fijo que esta todo diferente
Mil recuerdos se me agolpan en la frente
Y revivo aquellas horas del ayer

Lindos años que nos dieron la alegría
De llenarnos de placeres y de encantos
Alejando del alma los quebrantos
Para sentir la gloria de un querer

Quien tuviera dieciocho años
Y anduviese en las reuniones
Conquistando corazones
Con su porte juvenil

Quien llegara a ser el mozo
Que en aquel tiempo pasado
Siempre fuera respetado
Por valiente y por gentil

Ya no somos los muchachos bullangueros
Que vivíamos sonando en el mañana
Sin llegar a comprender la ilusión vana
Que era el ansia de ser hombre de una vez

Ya no somos de los tiempos que se fueron
Los muchachos parlanchines y andariegos
Que entonando aquellos versos de Carriego
A más de una muchacha logramos conmover

Quien tuviera dieciocho años
Y olvidarse que en la vida
Hay penas que son heridas
Que matan en la vejez

Que lindo si uno pudiera
Volver, sin ningún quebranto
A disfrutar los encantos
Que nos diera la niñez

Qui aurait 18 ans

Quand je regarde en arrière vers le passé
Et que je vois que tout est différent
Mille souvenirs s'entassent sur mon front
Et je revit ces heures d'autrefois

De belles années qui nous ont donné de la joie
De nous remplir de plaisirs et de charmes
Éloignant de l'âme les douleurs
Pour sentir la gloire d'un amour

Qui aurait dix-huit ans
Et traînerait dans les soirées
Conquérant des cœurs
Avec son allure juvénile

Qui deviendrait le jeune homme
Que dans ce temps révolu
On respectait toujours
Pour son courage et sa gentillesse

Nous ne sommes plus les jeunes fêtards
Qui rêvaient d'un avenir radieux
Sans comprendre l'illusion vaine
Que c'était le désir d'être un homme enfin

Nous ne sommes plus de ces temps révolus
Les jeunes bavards et vagabonds
Qui en chantant ces vers de Carriego
Ont réussi à émouvoir plus d'une fille

Qui aurait dix-huit ans
Et oublierait que dans la vie
Il y a des peines qui sont des blessures
Qui tuent dans la vieillesse

Comme ce serait beau si l'on pouvait
Revenir, sans aucune douleur
Pour profiter des charmes
Que nous a donnés l'enfance

Escrita por: G. D. Barbieri