Tiempos Viejos
Te acordás, hermano, qué tiempos aquellos
Eran otros hombres, más hombres los nuestros
No se conocían coca, ni morfina
Los muchachos de antes no usaban gomina
Te acordás, hermano, qué tiempos aquellos
Veinticinco abriles que no volverán
Veinticinco abriles, volver a tenerlos
Si cuando me acuerdo me pongo a llorar
¿Dónde están los muchachos de entonces?
Barra antigua de ayer, ¿dónde están?
Yo y vos solos quedamos hermano
Yo y vos solos para recordar
Te acordás, las mujeres aquellas
Minas fieles de gran corazón
Que en los bailes de Laura, peleaban
Cada cual defendiendo su amor
¿Te acordás, hermano, la rubia Mireya?
Que quite en lo de Hansen al loco Cepeda
Casi me suicido una noche por ella
Hoy es una pobre mendiga harapienta
¿Te acordás?, hermano, lo linda que era
Se formaba rueda pa' verla bailar
Cuando por la calle, hoy la veo tan vieja
Doy vuelta a la cara, y me pongo a llorar
Temps Anciens
Tu te souviens, frère, de ces temps-là
C'étaient d'autres hommes, nos hommes étaient plus forts
On ne connaissait ni coca, ni morphine
Les gars d'avant ne mettaient pas de gel
Tu te souviens, frère, de ces temps-là
Vingt-cinq printemps qui ne reviendront pas
Vingt-cinq printemps, les revivre encore
Quand j'y pense, je me mets à pleurer
Où sont les gars d'autrefois ?
Ancienne bande d'hier, où êtes-vous ?
Toi et moi, on est les seuls, frère
Toi et moi, seuls pour se souvenir
Tu te souviens, de ces femmes-là
Des filles fidèles au grand cœur
Qui dansaient à Laura, se battaient
Chacune défendant son amour
Tu te souviens, frère, de la blonde Mireya ?
Que j'ai viré chez Hansen le fou Cepeda
J'ai failli me suicider une nuit pour elle
Aujourd'hui, c'est une pauvre mendiante en haillons
Tu te souviens ?, frère, comme elle était belle
On formait un cercle pour la voir danser
Quand je la croise dans la rue, aujourd'hui si vieille
Je détourne le regard, et je me mets à pleurer
Escrita por: F. Canaro / M. Romero