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Ta Vieille Fenêtre

Carlos Gardel

Tu Vieja Ventana

Vine al pie de tu vieja ventana, mi bien
A ofrecerte, mi vida, este canto de amor
Porque quiero que sepas que te amo, mi edén
Y te siento latir en mi fiel corazón
Yo quisiera, mujer, que comprendas
El cariño tan leal que te tengo
Que me paso las horas pensando
Y es esa la causa que yo ya ni duermo

He traído del campo estas flores que ayer
Arrancaron mis manos con ansias por ti
Porque quiero mirarte contenta, mujer
Y mostrarte que yo moriría por ti
Si un intérprete fueras, entonces
Sentirías, igual que yo siento
Un amor tan extraño y tan dulce
Que al no realizarse sería un infierno

Asomá tu carita y no me hagas sufrir
Te lo pido por lo que más quieras, mi amor
Si al no verte sería capaz de morir
De cariño, quizás, o de extraño dolor
Los culpables han sido tus ojos
Y tus labios, los cómplices fueron
Que me tienen igual que a un esclavo
Y soy, si se quiere, tu fiel prisionero

Ta Vieille Fenêtre

Je suis venu au pied de ta vieille fenêtre, ma belle
Pour t'offrir, ma vie, ce chant d'amour
Car je veux que tu saches que je t'aime, mon paradis
Et je te sens battre dans mon cœur fidèle
Je voudrais, femme, que tu comprennes
L'affection si loyale que j'ai pour toi
Je passe mes heures à penser
Et c'est ça qui fait que je ne dors plus

J'ai apporté du champ ces fleurs que hier
Mes mains ont arrachées avec impatience pour toi
Car je veux te voir heureuse, femme
Et te montrer que je mourrais pour toi
Si tu étais une interprète, alors
Tu sentirais, comme je ressens
Un amour si étrange et si doux
Que de ne pas se réaliser, ce serait un enfer

Montre-moi ton joli visage et ne me fais pas souffrir
Je te le demande par tout ce que tu chéris, mon amour
Si je ne te vois pas, je pourrais mourir
D'affection, peut-être, ou d'une douleur étrange
Les coupables ont été tes yeux
Et tes lèvres, les complices ont été
Qui me tiennent comme un esclave
Et je suis, si tu le veux, ton fidèle prisonnier

Escrita por: A. Río / G. Barbieri