Monologo con Ron
Sonrisas por delante presiones por detrás
resistes en la vida sin pensar a donde vas
pensando estas palabras en la noche de un bar
encontré a un amigo, me puse a practicar:
y que piensas hermano de la noche irreal
es la vida una mulata que te atrapa sin cesar
pues habla pronto, dime, ¿qué ves?
no se si miro al mundo del derecho o del revés
No supo contestar mi canción
palmaditas en el corazón
y te vas a pasear por ahí
que yo me voy a dormir
Si doy pena a la tristeza por la vida que llevo
aunque a veces ría mucho como un loco cuando bebo
si creen que porque canto soy feliz así sin mas
se equivocan le decía a mi amigo en aquel bar
Cuando yo hablaba todo mi garganta se secó
no tuve mas remedio que apretarme otro ron
esa noche me ayuda a comerme mas el tarro
mi amigo de 7 años importado de La Habana
Como decía mi primo la noche es un animal
si la miras frente a frente puede llegar a asustar
pero que bien lo pasamos las noches por ahí
estamos en la selva de la noche irracional
Esto hablaba con mi amigo que miraba con pereza
las chicas de los bares bebiendo una cerveza
yo increpaba, blasfemaba, criticaba con pasión
le miraba y preguntaba pero no me contestó
Monologue avec du Rhum
Sourires devant, pressions derrière
Tu résistes à la vie sans savoir où tu vas
Pensant à ces mots dans la nuit d'un bar
J'ai trouvé un ami, je me suis mis à pratiquer :
Et que penses-tu, frère, de cette nuit irréelle ?
La vie est une mulâtresse qui t'attrape sans cesse
Alors parle vite, dis-moi, que vois-tu ?
Je ne sais pas si je regarde le monde à l'endroit ou à l'envers
Il n'a pas su répondre à ma chanson
Des petites tapes sur le cœur
Et tu pars te balader par là
Moi, je vais me coucher
Si je fais pitié à la tristesse avec la vie que je mène
Bien que parfois je rigole comme un fou quand je bois
S'ils pensent que parce que je chante je suis heureux comme ça
Ils se trompent, je disais à mon ami dans ce bar
Quand je parlais, ma gorge s'est asséchée
Je n'ai eu d'autre choix que de me servir un autre rhum
Cette nuit-là m'aide à me ronger encore plus le cerveau
Mon ami de 7 ans, importé de La Havane
Comme disait mon cousin, la nuit est un animal
Si tu la regardes en face, elle peut te faire peur
Mais qu'est-ce qu'on s'amuse les nuits par ici
On est dans la jungle de la nuit irrationnelle
C'est ce que je disais à mon ami qui regardait avec paresse
Les filles des bars buvant une bière
Moi, j'interpellais, blasphémais, critiquais avec passion
Je le regardais et je demandais, mais il ne m'a pas répondu.