Sin Despedirse
Ayer, me fui
Sin despedirme ahí partí
Ya no me tienes, no estoy más, cuerpo sin alma; soledad
Si mis palabras te tocaran
Si viajaran sobre el lomo del viento
Si llegaran más allá del más allá
Si rayaran nuestros nombres en la pizarra del tiempo
Sabrías que con tu muerte soy yo quien está muriendo
Suficiente, demasiadas weas' pendiente
Muchas palabras pudriéndose entre mis dientes
Té te tengo, leche caliente y un té, extraño
Ya no escribo como antes, me hizo daño estar distantes
Distintos, contentos, di tanto, fui tonto
Pasa el tiempo y la distancia va aumentando
Te encanto el desencanto de mi canto, ¿cuánto es tanto?
¿Qué tanto estás intentando huir?
Y no lo estás logrando
Te marchas, mi corazón se escarcha
No puedo atravesar esta gran distancia
No es como viajar de Punta Arenas hasta Francia
Es más como intentar regresar a la infancia
Para mí la vida es rápida, las despedidas en lápidas
En hábitat de rimas ávidas y olvidos. Tu vida estúpida
Pero puta Cevla, no pidas más
Nuestro paso por la tierra es breve y fugaz
Me rompo en pedazos de cielo sobre el invierno
El amor es ciego y juraría que te estoy viendo
Siempre se vuelve olvido quien quiere ser recuerdo
Siempre que escribo, nunca más me dice el cuervo
Si tan solo si pudieras oírme o yo irme, morirme
Lucifer trae esa mie pa que la firme
¿Quieres mi alma? Te la doy, ya no me sirve
Mi gran dolor es que no pude despedirme
Se fue la vida entre mis manos
Sin decir nos vemos quedo atrás
El viaje sin retorno
Que a todos nos tocará
Sans Adieu
Hier, je suis parti
Sans dire au revoir, j'ai pris le large
Tu ne m'as plus, je ne suis plus là, corps sans âme ; solitude
Si mes mots te touchaient
S'ils voyageaient sur le dos du vent
S'ils atteignaient au-delà de l'au-delà
S'ils gravaient nos noms sur la craie du temps
Tu saurais qu'avec ta mort, c'est moi qui meurs
Assez, trop de conneries en attente
Trop de mots pourris entre mes dents
J'ai du thé, du lait chaud et un thé, étrange
Je n'écris plus comme avant, ça m'a fait mal d'être loin
Différents, contents, j'ai dit tant, j'étais idiot
Le temps passe et la distance augmente
Je t'enchante, le désenchantement de mon chant, combien c'est tant ?
À quel point essaies-tu de fuir ?
Et tu n'y arrives pas
Tu t'en vas, mon cœur se fige
Je ne peux pas traverser cette grande distance
Ce n'est pas comme voyager de Punta Arenas à la France
C'est plus comme essayer de revenir à l'enfance
Pour moi, la vie est rapide, les adieux sont des pierres tombales
Dans un habitat de rimes avides et d'oublis. Ta vie stupide
Mais putain Cevla, ne demande pas plus
Notre passage sur terre est bref et fugace
Je me brise en morceaux de ciel sur l'hiver
L'amour est aveugle et je jurerais que je te vois
Celui qui veut être souvenir devient toujours oubli
Chaque fois que j'écris, le corbeau ne me dit plus jamais
Si seulement tu pouvais m'entendre ou que je parte, mourir
Lucifer, apporte cette merde pour que je la signe
Tu veux mon âme ? Je te la donne, elle ne me sert plus
Ma grande douleur est que je n'ai pas pu dire adieu
La vie s'est échappée entre mes mains
Sans dire à bientôt, elle est restée derrière
Le voyage sans retour
Qui nous attend tous.