Serú Girán Medley
quiero verte la cara
brillando como una esclava negra,
sonriendo con ganas
lejos, lejos de casa
no tengo a nadie que me acompañe
a ver la mañana
y que me de la inyección a tiempo
antes que se me pudra el corazón
y caliente estos huesos fríos...nena
la fiebre de un sábado azul y un domingo sin tristezas
esquivas a tu corazón y destrozas tu cabeza
y...me olvidaré
pero mas o menos..como seguía...? ah! si
el sueño de un sol y de un mar y una vida peligrosa
cambiando lo amargo por miel
y la gris ciudad por rosas
que hace bien tanto como hace mal
te hace odiar tanto como querer...y más
cambiaste de tiempo de amor
de color y de fronteras
cambiaste de sexo y de Dios
pero en sí, nada más cambiarás
y un sensual abandono vendrá
y el fin
y llevas al caño a tu sien
apretando bien las muelas
y cierras los ojos y ves
todo el mar en primavera...
Medley de Serú Girán
je veux voir ton visage
brillant comme une esclave noire,
souriant avec envie
loin, loin de chez moi
je n'ai personne pour m'accompagner
a voir le matin
et qui me fasse l'injection à temps
avant que mon cœur ne pourrisse
et réchauffe ces os froids... ma belle
la fièvre d'un samedi bleu et d'un dimanche sans tristesse
tu esquives ton cœur et tu détruis ta tête
et... je vais oublier
mais à peu près... comment ça continuait...? ah ! oui
le rêve d'un soleil et d'une mer et d'une vie dangereuse
échangeant l'amer contre du miel
et la ville grise contre des roses
qui fait du bien autant que du mal
te fait haïr autant que désirer... et plus
tu as changé de temps d'amour
de couleur et de frontières
tu as changé de sexe et de Dieu
mais au fond, rien d'autre ne changera
et un abandon sensuel viendra
et la fin
et tu mets le canon à ta tempe
en serrant bien les dents
et tu fermes les yeux et tu vois
tout la mer au printemps...