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Voici le train

Chava Flores

Ahi Viene El Tren

Ahí viene el tren, ahí viene el tren
ahí viene el tren, con los soldados que trae Villa;
de aquí se ven, de aquí se ven
que en los vagones van sentados o en cuclillas.

Ahí viene el tren, ahí viene el tren,
los federales de este lado los esperan.
Dentro de un rato empezará la balacera,
mira ya a la soldadera que se agita allá en el tren.

Ya los pelones se emboscaron
y hasta creo que le sacaron
porque ahí viene, ahí viene,
ahí viene, ahí viene el tren.

Ahí viene el tren, ahí viene el tren,
el que es soldado siempre jala su costilla;
y ahí donde ven, y ahí donde ven
los oficiales también traen su movidilla.
Ahí viene el tren, ahí viene el tren,
entre el humito devisé ya a Pancho Villa,
trae paliacate, su sombrero y un semblante rete fiero,
¡qué bigotes de aguacero se le ven!

Tiemblen, pelones,
que 'ora sí tendrán panteones
por que ahí viene, ahí viene,
ahí viene, ahí viene, ahí viene el tren.

Ahí viene el tren, ahí viene el tren,
de los pelones ya está cerca de una milla,
ya no se ven, ya no se ven,
creo que se jueron a rezar hasta la Villa.

Ahí viene el tren, ahí viene el tren,
el maquinista ya empezó a meter los frenos;
ya los fusiles se disparan, ha empezado la metralla.
¿Por qué corren si nomás llegó su tren?

Ya se bajaron los rurales,
no le saquen, federales,
que pa' astedes vino, vino,
vino el tren.

Voici le train

Voici le train, voici le train
voici le train, avec les soldats de Villa ;
de là on voit, de là on voit
qu'ils sont assis ou accroupis dans les wagons.

Voici le train, voici le train,
les fédéraux de ce côté les attendent.
Dans un moment, la fusillade commencera,
regarde la soldadera qui s'agite là-bas dans le train.

Les pelons se sont embusqués
et je crois qu'ils ont tiré
parce que voici le train, voici le train,
voici le train, voici le train.

Voici le train, voici le train,
celui qui est soldat tire toujours sur son flanc ;
et là où vous voyez, et là où vous voyez
les officiers ont aussi leur petit coup.
Voici le train, voici le train,
entre la fumée j'ai déjà vu Pancho Villa,
avec son foulard, son chapeau et un air vraiment féroce,
quelles moustaches de tempête il a !

Tremblez, pelons,
car maintenant vous aurez des cimetières
parce que voici le train, voici le train,
voici le train, voici le train, voici le train.

Voici le train, voici le train,
les pelons sont déjà à moins d'un mille,
ils ne se voient plus, ils ne se voient plus,
je crois qu'ils sont allés prier jusqu'à la Villa.

Voici le train, voici le train,
le conducteur a déjà commencé à freiner ;
les fusils se mettent à tirer, la mitraille a commencé.
Pourquoi courent-ils alors que leur train vient juste d'arriver ?

Les ruraux sont déjà descendus,
ne reculez pas, fédéraux,
car pour vous, pour vous,
le train est arrivé.

Escrita por: Chava Flores