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Immortel

COSTA

Inmortal

Crecí en la calle en la ciudad allí en los arrabales
Pero en Madrid yonquis y bares pan con calamares
Quemar sudores ver sabores muerte y sus olores
El amor baja es la marea que vacía los mares
A Dios yo lo maté con nietzche y eso tú lo sabes
Entre las piernas me cuelga un par de arsenales
Vació caudales dos morales puntos cardinales
Y que nos corten la cabeza, somos inmortales
Y a la primera arcada, miro el reloj se para
Y el ocaso del verano se murió en tu cama
Si no recuerdo que es dormir, no son semanas
Son cien años de estar sin ti sentencia ya firmada
Coge mi espada, sangre y fuego esqueleto guerrero
Mi piel aguanta navajazos dura como el cuero
A veces pienso que estoy vivo, yo estoy muerto
Ni duermo ni me despierto, vendó mi cuerpo
En la guerra soy el sargento deformando el tiempo
Solo revivo por tus ojos y por Madrid centro
Tus noches son la tempestad que nunca tiene calma
Y por el día soy un tigre dentro de una jaula
No pierdo el aura, fumo duro, cazo de esta fauna
Mi amor no doy calor yo soy una jodida sauna
Si me he cebado del pecado y ya me he intoxicado
Tomo rayitos soy un payaso que está mal pintado
Jodo lo que amo, presa y bestia en las manos
Si nos gustamos nos follamos y y hoy nos reventamos
Y si te pasas de esta línea, chichi nos pegamos
Amor en micras y por gramos, amor de gitanos
Soy mi jefe y mi destino el árbol del camino
Y otra noche en trombocid en tu piel yo firmo
Mi voz sangrando cada línea y letra que te digo
Ya nunca escribo solo afirmo solo te abro el grifo
Si se vacían las salas y el cielo ya se calla
Cuando el telón ya se ha bajado y solo ya hay butacas
Cuando termino mi actuación y espero otra función
Cuando la ansiedad me corroe, crear mi adicción
Cuando las luces se han callado no te he olvidado
Cuando llueve sobre mojado y mi alma se ha empapado
Cuando todo va mal y solo hay diazepam
Pasadme el micro darle al on que yo soy inmortal

Immortel

J'ai grandi dans la rue, dans la ville, là-bas dans les quartiers
Mais à Madrid, drogués et bars, pain avec des calamars
Brûler des sueurs, voir des saveurs, la mort et ses odeurs
L'amour descend, c'est la marée qui vide les mers
J'ai tué Dieu avec Nietzsche, et tu le sais bien
Entre mes jambes, je traîne un paquet d'arsenaux
Des caudales vides, deux morales, points cardinaux
Et qu'on nous coupe la tête, on est immortels
Et à la première nausée, je regarde l'horloge, elle s'arrête
Et le crépuscule de l'été est mort dans ton lit
Si je ne me souviens plus ce que c'est de dormir, ce ne sont pas des semaines
C'est cent ans sans toi, sentence déjà signée
Prends mon épée, sang et feu, squelette guerrier
Ma peau résiste aux coups de couteau, dure comme du cuir
Parfois je pense que je suis vivant, mais je suis mort
Je ne dors ni ne me réveille, j'ai bandé mon corps
En guerre, je suis le sergent déformant le temps
Je ne revit que par tes yeux et par le centre de Madrid
Tes nuits sont la tempête qui n'a jamais de calme
Et le jour, je suis un tigre dans une cage
Je ne perds pas mon aura, je fume fort, je chasse cette faune
Mon amour ne donne pas de chaleur, je suis une putain de sauna
Si je me suis gavé de péchés et que je suis déjà intoxiqué
Je prends des rayons, je suis un clown mal peint
Je baise ce que j'aime, proie et bête dans les mains
Si on s'aime, on se baise et aujourd'hui on se déchire
Et si tu dépasses cette ligne, chérie, on se tape
Amour en microns et par grammes, amour de gitans
Je suis mon propre chef et mon destin, l'arbre du chemin
Et une autre nuit à trombocid, sur ta peau je signe
Ma voix saigne chaque ligne et chaque lettre que je te dis
Je n'écris plus, je n'affirme que, je t'ouvre juste le robinet
Si les salles se vident et que le ciel se tait
Quand le rideau est tombé et qu'il n'y a plus que des fauteuils
Quand je termine ma performance et attends une autre fonction
Quand l'anxiété me ronge, créer mon addiction
Quand les lumières se sont tues, je ne t'ai pas oublié
Quand il pleut sur du mouillé et que mon âme est trempée
Quand tout va mal et qu'il n'y a que du diazépam
Passez-moi le micro, mettez-le en marche, car je suis immortel.