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Gorge de Sable

Cristina Lora

Garganta Con Arena

Ya ves, el día no amanece
Polaco goyeneche, cantame un tango más
Ya ves, la noche se hace larga
Tu vida tiene un karma, cantar, siempre cantar

Tu voz, que al tango lo emociona
Diciendo el punto y coma que nadie le cantó
Tu voz, con duendes y fantasmas
Respira con el asma de un viejo bandoneón

Canta, garganta con arena
Tu voz tiene la pena que Malena, no cantó
Canta que Juárez te condena
A lastimar tu pena con su blanco bandoneón

Cantor de un tango algo insolente
Hiciste que a la gente le duela tu dolor
Cantor de un tango equilibrista
Más que cantor artista, con vicios de cantor

Ya ves, a mi y a Buenos Aires
Nos falta siempre el aire cuando no esta tu voz
A vos, que tanto me enseñaste
El día que cantaste conmigo una canción

Canta, garganta con arena
Tu voz tiene la pena que Malena, no cantó
Canta que Juárez te condena
A lastimar tu pena con su blanco bandoneón

Canta, la gente esta aplaudiendo
Y aunque tú te estes muriendo, no conocen tu dolor
Canta, que troilo desde el cielo
Debajo de tu almohada un verso te dejo

Gorge de Sable

Tu vois, le jour ne se lève pas
Polaco Goyeneche, chante-moi un tango de plus
Tu vois, la nuit s'étire
Ta vie a un karma, chanter, toujours chanter

Ta voix, qui émeut le tango
Disant le point et la virgule que personne n'a chanté
Ta voix, avec des lutins et des fantômes
Respire avec l'asthme d'un vieux bandonéon

Chante, gorge de sable
Ta voix a la peine que Malena n'a pas chantée
Chante que Juárez te condamne
À faire souffrir ta peine avec son bandonéon blanc

Chanteur d'un tango un peu insolent
Tu as fait que la douleur des gens se ressente
Chanteur d'un tango équilibriste
Plus qu'un chanteur artiste, avec des vices de chanteur

Tu vois, à moi et à Buenos Aires
Il nous manque toujours l'air quand ta voix n'est pas là
À toi, qui m'as tant appris
Le jour où tu as chanté avec moi une chanson

Chante, gorge de sable
Ta voix a la peine que Malena n'a pas chantée
Chante que Juárez te condamne
À faire souffrir ta peine avec son bandonéon blanc

Chante, les gens applaudissent
Et même si tu es en train de mourir, ils ne connaissent pas ta douleur
Chante, que Troilo depuis le ciel
Sous ton oreiller, un vers te laisse.

Escrita por: Cacho Castaña