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La traversée de ton absence

Daniel F

La travesia de tu ausencia

Yo era un tipo valiente
y ahora temo kedarme solo todo el mes de Noviembre
y me aferro a las cosas ke hicimos frenéticamente
despiadadamente

Yo era un tipo muy bravo
y ahora enfrento tu ausencia y parece ser mi último trago
y me salen fantasmas ke cruzan en medio del lago
Ya estoy algo demente

Me sacudo del viento y observo atentamente
y me arrastro a los pies de unas hojas ke kieren jugar
Kiero ser ese brujo, zahorí, un mendrugo kon alma de duende
kiero ser un vidente y seguir siendo tu confidente
en esa calle tan sola y serpiente

Me arrastro a paso de barro
entre los rumbos ke cortan los rezos del último santo
de los últimos gestos del mago antes de embrujarnos
y abrazarnos y no pensar en separarnos

Y es ke andábamos juntos
Komo brisa ke mece en Otoño el primer encanto
Sobrevivo a la fuerza del tiempo komo un celacanto
ictiológicamente, paleontológicamente

Me sacudo el destino ke corre como agua de fuente
Soy el último ke habla de mundos ke nadan ausentes
Kiero ser ese azul hechicero, un mendrugo kon alma de duende
kiero ser un vidente y seguir siendo el ke toke tu frente
un añoso contra la corriente

Yo era un tipo sensato
y esperaba cobrarle a esta tierra ese último pacto
Adentrándome hasta esa tu orilla ke hoy kiere estar sola
Extrañamente hoy estás muy silenciosa

Y es ke pareces dormida
en espacios ke guardan los nidos desde las aureolas
Y temo despertarte y te vuelvas de nuevo en ausencia
La travesía de rozar esta demencia

Nunca más se deshizo el hechizo ese viejo conjuro contagia
Ya no me preocupaba en buscar ese instante de magia
Me reafirmo en la antigua promesa
Ke firmamos tu y yo entre las flamas
Kiero ser ese gato ke aún se acurruca en tu cama

Y ahora encuentro razones abiertas
para estar siempre al tanto y alerta
Para ser un vidente y seguir siendo el ke maúlle a tu puerta
me comunico a través de tu esencia
por esa hendija ke corre entreabierta
y ke kiere bailar bailar…

Y ya rodean la casa
Y no kiero dejarte akí sola en esta hora incierta
Y al fin entran y nos ven cenando a la luz de unas velas
y hablando del mundo… y del otro mundo.

La traversée de ton absence

J'étais un type courageux
et maintenant j'ai peur de rester seul tout le mois de Novembre
et je m'accroche aux choses qu'on a faites frénétiquement
sans pitié

J'étais un type très dur
et maintenant je fais face à ton absence et ça semble être mon dernier verre
et des fantômes surgissent qui traversent au milieu du lac
Je deviens un peu fou

Je me secoue du vent et j'observe attentivement
et je me traîne aux pieds de quelques feuilles qui veulent jouer
Je veux être ce sorcier, ce sourcier, un morceau de pain avec l'âme d'un lutin
je veux être un voyant et continuer d'être ton confident
dans cette rue si seule et serpentée

Je me traîne à pas de boue
entre les chemins qui coupent les prières du dernier saint
des derniers gestes du magicien avant de nous ensorceler
et de nous embrasser et de ne pas penser à nous séparer

Et c'est qu'on était ensemble
Comme une brise qui berce en Automne le premier charme
Je survis à la force du temps comme un cœlacanthe
ichtyologiquement, paléontologiquement

Je me secoue le destin qui coule comme l'eau d'une source
Je suis le dernier à parler de mondes qui nagent absents
Je veux être ce bleu enchanteur, un morceau de pain avec l'âme d'un lutin
je veux être un voyant et continuer d'être celui qui touche ton front
un vieux contre le courant

J'étais un type sensé
et j'attendais de faire payer à cette terre ce dernier pacte
En m'enfonçant jusqu'à cette rive qui veut aujourd'hui être seule
Étrangement aujourd'hui tu es très silencieuse

Et c'est qu'on dirait que tu dors
dans des espaces qui gardent les nids depuis les auréoles
Et j'ai peur de te réveiller et que tu redeviennes à nouveau une absence
La traversée de frôler cette démence

Le sort ne s'est jamais défait, ce vieux sort contagieux
Je ne m'inquiétais plus de chercher cet instant de magie
Je me réaffirme dans l'ancienne promesse
que nous avons signée toi et moi entre les flammes
Je veux être ce chat qui se blottit encore dans ton lit

Et maintenant je trouve des raisons ouvertes
pour être toujours attentif et alerte
Pour être un voyant et continuer d'être celui qui miaule à ta porte
je communique à travers ton essence
par cette fente qui reste entreouverte
et qui veut danser danser…

Et déjà ils entourent la maison
Et je ne veux pas te laisser ici seule en cette heure incertaine
Et enfin ils entrent et nous voient dînant à la lumière de quelques bougies
et parlant du monde… et de l'autre monde.

Escrita por: Daniel F