Por Ellos Canto
Yo soy un desencontrado
Que no busca que lo encuentren,
Un caminante sin suelo,
Una casa sin paredes.
Los combates de la vida
Son tantos, tantos y tantos:
Por ellos canto.
En el color de mi infancia
Mis ojos ven doloridos
A niño que mira a un padre
Y una madre divididos.
Los llamados de la falta
Son tantos, tantos y tantos:
Por ellos canto.
Crecí entre pianos azules
Y guitarras amarillas,
El tono de mis canciones
Se puso rojo de envidia.
Los crecimientos del alma
Son tantos, tantos y tantos:
Por ellos canto.
Canté como si supiera
Con el aire de mi pueblo
Y al borde de la alegría
La muerte nos quitó el sueño.
Los horrores del poder
Son tantos, tantos y tantos:
Contra ellos canto.
De ser un desencontrado
Yo temo que al fin me encuentren,
Por eso cambio de sitio
Constante, constantemente.
Los exilios de sí mismo
Son tantos, tantos y tantos:
Desde ellos canto.
Quiero decir al final,
Mi corteza es aparente,
Es un modo de cuidar
Mi ternura por la gente.
Los mensajes del silencio...
Por ellos canto.
El final no tiene fin
Ni tuvo inicio el comienzo,
Yo vivo siempre en camino,
Así lucho, quiero y pienso.
Los amores que contengo
Son tantos, tantos y tantos.
Los amores que contengo:
Por ellos canto.
Pour Eux Je Chante
Je suis un égaré
Qui ne cherche pas à être trouvé,
Un marcheur sans terre,
Une maison sans murs.
Les combats de la vie
Sont si nombreux, si nombreux et si nombreux :
Pour eux je chante.
Dans la couleur de mon enfance
Mes yeux voient la douleur
D'un enfant qui regarde un père
Et une mère divisés.
Les appels du manque
Sont si nombreux, si nombreux et si nombreux :
Pour eux je chante.
J'ai grandi entre des pianos bleus
Et des guitares jaunes,
Le ton de mes chansons
Est devenu rouge de jalousie.
Les croissances de l'âme
Sont si nombreuses, si nombreuses et si nombreuses :
Pour eux je chante.
J'ai chanté comme si je savais
Avec l'air de mon village
Et au bord de la joie
La mort nous a volé le rêve.
Les horreurs du pouvoir
Sont si nombreuses, si nombreuses et si nombreuses :
Contre eux je chante.
D'être un égaré
Je crains qu'on finisse par me trouver,
C'est pourquoi je change de place
Constamment, constamment.
Les exils de soi-même
Sont si nombreux, si nombreux et si nombreux :
Depuis eux je chante.
Je veux dire à la fin,
Mon écorce est apparente,
C'est une façon de protéger
Ma tendresse pour les gens.
Les messages du silence...
Pour eux je chante.
La fin n'a pas de fin
Ni le début n'a eu de commencement,
Je vis toujours en chemin,
Ainsi je lutte, je veux et je pense.
Les amours que je contiens
Sont si nombreux, si nombreux et si nombreux.
Les amours que je contiens :
Pour eux je chante.