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Première étoile du soir

Fernando Delgadillo

Primera estrella de la tarde

Las lunas que sumaban
Los que miran
Las estrellas hace tiempo
Se dejaron de contar
Después vino el olvido
Y en su seno
Tu nombre aéreo y terreno
Se dejó de pronunciar

Siguiendo tus pasos
Pensando en tu obra
Y entonando la leyenda
Vuelvo a trazar tu perfil
Reconozco tu mano tras de todo
Pero sólo hallé silencio
Cuando pregunté por ti

Mostrabas con tu ciencia
La paciencia
Y cuando llegó la hora de irte
Todos sintieron pesar
Te despediste de los que te amaban
Diciendo que no lloraran
Que jurabas regresar

Y aún prometes volver
Con la primera estrella
Que eres tú al atardecer
Desde la barca viva
De tu exilio, donde el mar
Y en donde nadie te vio regresar

La historia de tu pueblo
Se ha llenado
De dolorosa ignorancia
De tal ausencia de luz
Que aquellos los bellos
Campos floridos
Como ves se han consumido
Porque siempre faltas tú

La obscuridad se ha quedado
De entonces a la fecha
Y ya es la hora
Que no fulge el nuevo sol
Y yo sólo soy otro que ha perdido
En esta noche su camino
Que le lleva a ser mejor

Dónde fuiste a volar?
Sabia serpiente
De preciosas plumas de quetzal
Donde el conocimiento te ha llevado
¿Qué hay allá?
Que no te ha permitido regresar

Que acabe aquí
Este pacto con el tiempo
Para el cansado viajero
Que se ha detenido a oír
Las obras de los hombres
Y sus huesos son los únicos
Vestigios de su breve devenir

Bendice mi palabra y sea la tuya
Y flote con hermosas plumas
Que hacen de su ondulación
El vuelo más ligero
En estos tiempos
Estos tiempos de portentos
Para llevar tu canción

Y prométeme volver
Con la primera estrella
Que eres tú al amanecer
Con el conocimiento
Que un día fue y ahí donde está
Se aparece el lucero Quetzalcoatl

Première étoile du soir

Les lunes qui s'additionnaient
Ceux qui regardent
Les étoiles depuis longtemps
Ont cessé de compter
Puis vint l'oubli
Et dans son sein
Ton nom aérien et terrestre
A cessé d'être prononcé

Suivant tes pas
Pensant à ton œuvre
Et chantant la légende
Je redessine ton profil
Je reconnais ta main derrière tout
Mais je n'ai trouvé que le silence
Quand j'ai demandé après toi

Tu montrais avec ta science
La patience
Et quand le moment de partir est arrivé
Tous ont ressenti du chagrin
Tu as dit adieu à ceux qui t'aimaient
En disant de ne pas pleurer
Que tu jurais de revenir

Et tu promets encore de revenir
Avec la première étoile
Que tu es au crépuscule
Depuis la barque vivante
De ton exil, où la mer
Et où personne ne t'a vu revenir

L'histoire de ton peuple
S'est remplie
De douloureuse ignorance
De cette absence de lumière
Que ces beaux
Champs fleuris
Comme tu vois se sont consumés
Parce que tu manques toujours

L'obscurité est restée
Depuis ce temps jusqu'à aujourd'hui
Et il est déjà l'heure
Que le nouveau soleil ne brille pas
Et je ne suis qu'un autre qui a perdu
Dans cette nuit son chemin
Qui le mène à être meilleur

Où es-tu allée voler?
Sage serpent
De précieuses plumes de quetzal
Où la connaissance t'a-t-elle menée?
Qu'y a-t-il là-bas?
Qui ne t'a pas permis de revenir

Que cela se termine ici
Ce pacte avec le temps
Pour le voyageur fatigué
Qui s'est arrêté pour écouter
Les œuvres des hommes
Et leurs os sont les seuls
Vestiges de leur bref devenir

Bénis ma parole et que la tienne soit
Et flotte avec de belles plumes
Qui font de son ondulation
Le vol le plus léger
En ces temps
Ces temps de merveilles
Pour porter ta chanson

Et promets-moi de revenir
Avec la première étoile
Que tu es à l'aube
Avec la connaissance
Qui un jour fut et là où elle est
Le lucero Quetzalcoatl apparaît.

Escrita por: Fernando Delgadillo