De Los Amores Peregrinos
Pensé camino al mar
Punta Maroma
que es del amor y el aroma
que es de la luna y su ronda
y casa del sol del lugar.
Ahí en donde el mar verde
ya no es más luz, cuando pierde
lo intangible, por volverse
inmensa y verde realidad.
Tempranito, de mañana
con la luz multiplicada
en los reflejos infinitos
de esa mar , voz de campana
donde el faro vigilante
pongo el sur rumbo a levante
voy en busca de esos puertos
donde no aviste recuerdos.
Voy dejándome nostalgia
tras nostalgia en el camino
que reuní al vuelo estival
de tus amores peregrinos
y entre el ocre y el bermejo
tonos pardo y golondrinos
de otras tardes pinceladas
¿Sería amor o fue el abrigo
de tus labios?
Que hoy presentes
por ausentes
me han llevado a recordar.
Al mar, al mar
adivine adivinando qué me atrae
hacia el caribe
donde la vista no alcanza
a remontar su espacio libre
donde la luna es de plata
y el olvido sabe a sal.
Vuelvo camino al mar
mar de mi alma, que ha tiempo
amaina la pena
del viajero sin hogar
Acaso ayer fuera un sueño
y tu amor loca fantasía
de una acalorada noche
que enredando me perdía
porque fueras para siempre
y cuando fueras para mí.
Sólo sé decir
con los ojos cerrados
que el dolor de hoy no tenerte
al final se hizo más
prolongado y fuerte
que la dicha que encontrara
junto a ti.
Al mar, al mar
adivine adivinando
que me empuja a sus dominios
donde parten las estelas
y prometen los caminos
mar donde los sueños mismos
aprendieran a volar
Vuelvo camino al mar
mar de mi alma
que ha tiempo amaina la pena
del viajero sin hogar.
Des Amours Pèlerins
Je pensais en chemin vers la mer
Punta Maroma
qui parle d'amour et d'arôme
qui parle de la lune et de sa danse
et de la maison du soleil du lieu.
Là où la mer verte
n'est plus lumière, quand elle perd
l'intangible, pour devenir
une immense et verte réalité.
Tôt le matin,
avec la lumière multipliée
dans les reflets infinis
de cette mer, voix de cloche
où le phare vigilant
met le cap au levant
je pars à la recherche de ces ports
où je n'ai pas aperçu de souvenirs.
Je laisse derrière moi la nostalgie
après nostalgie sur le chemin
que j'ai rassemblée au vol estival
de tes amours pèlerins
et entre l'ocre et le vermillon
tons bruns et hirondelles
de ces après-midis peintes
Était-ce de l'amour ou était-ce le réconfort
de tes lèvres ?
Que aujourd'hui présentes
par absentes
m'ont fait me souvenir.
À la mer, à la mer
je devine en devinant ce qui m'attire
vers les Caraïbes
où la vue n'atteint pas
à remonter son espace libre
où la lune est d'argent
et l'oubli a un goût de sel.
Je retourne en chemin vers la mer
mer de mon âme, qui depuis longtemps
apaise la peine
du voyageur sans foyer.
Peut-être qu'hier c'était un rêve
et ton amour une folle fantaisie
d'une nuit chaude
qui m'enveloppait et me perdait
parce que tu devais être pour toujours
et quand tu devais être pour moi.
Je ne sais que dire
les yeux fermés
que la douleur de ne pas t'avoir aujourd'hui
au final est devenue plus
prolongée et forte
que le bonheur que j'ai trouvé
à tes côtés.
À la mer, à la mer
je devine en devinant
ce qui me pousse vers ses domaines
où partent les sillages
et promettent les chemins
mer où les rêves eux-mêmes
ont appris à voler.
Je retourne en chemin vers la mer
mer de mon âme
qui depuis longtemps apaise la peine
du voyageur sans foyer.