395px

Défilé de Masques

Fernando Delgadillo

Desfile De Antifaces

Ya hace tiempo que asistí disfrazado
a unas mascaradas que fui invitado
modelé antifaces tan coloridos
como los tonos de los vestidos
que usaba a diario como disfraz
para verme tal como los demás.

Para verme como querían mirarme
ponía a mi silueta cualquier alarde.
Como era galante el hombre floral
me adorné las ramas muy natural.
Para el que me vio parecí normal
en esos desfiles de carnaval.

Entre las parejas que iban
girando un día le encontré.
Bella como media luna
que alumbra al oscurecer.
Convidé a la danza
a la dama luna del antifaz
que ella usaba para
que se pensara, que era su faz,
pero al descubrir su semblante
nada hallé detrás.

Me asusté al mirar su cara vacía,
dijo así son todos ,¿no lo sabías?
Con un gesto dulce mas que elegante
mi luz nocturna se hizo menguante
luna que al fin desapareció.
Al amanecer de mi comprensión.

Fui a buscar a aquel que he llamado amigo.
Bajo el antifaz nadie hallé conmigo,
Busqué entre las poses, los comediantes,
entre los diestros y principiantes
que actúan al rostro del soñador
y ese rostro sólo lo tenía yo.

De entonces a acá
me despojo a diario del antifaz,
que hizo la costumbre
de un maquillaje tan pertinaz.
Como la canción desenmascarada
me muestro a aquel,
que acaso no gusta de lo que
mira cuando me ve,
o hasta se incomode si no ve a nadie
dentro de él.

Ahora ya no voy desenmascarando
cuando encuentro que alguien
se emboza actuando.
Cuando engañan en su felicidad
sólo veo remedos de humanidad.
Lo que podrían haber sido y no son
entre vanaglorias y compasión.

Lo que soy yo mismo no puedo verlo
lo que veas de mí, no puedo esconderlo
ni siquiera cargo con mi armadura
el que pueda herirme hallará en mi hechura
sangre mestiza sin condición,
que mantiene abierto mi corazón.

Défilé de Masques

Il y a longtemps que je suis allé déguisé
à des mascarades où j'étais invité
j'ai façonné des masques si colorés
comme les teintes des robes
que je portais chaque jour en guise de déguisement
pour me fondre parmi les autres.

Pour me montrer comme ils voulaient me voir
je mettais sur ma silhouette n'importe quel artifice.
Comme j'étais charmant, l'homme floral
je décorais mes branches de façon naturelle.
Pour ceux qui me voyaient, je paraissais normal
dans ces défilés de carnaval.

Parmi les couples qui tournaient
un jour je l'ai rencontrée.
Belle comme un croissant de lune
qui éclaire à la tombée de la nuit.
J'ai invité à danser
la dame lune du masque
qu'elle portait pour
qu'on pense que c'était son visage,
mais en découvrant son apparence
je n'ai rien trouvé derrière.

J'ai eu peur en voyant son visage vide,
elle a dit : "c'est comme ça pour tous, tu ne le savais pas ?"
Avec un geste doux mais élégant
ma lumière nocturne s'est estompée
lune qui a finalement disparu.
À l'aube de ma compréhension.

Je suis allé chercher celui que j'ai appelé ami.
Sous le masque, je n'ai trouvé personne avec moi,
J'ai cherché parmi les poses, les comédiens,
parmi les experts et les débutants
qui jouent le visage du rêveur
et ce visage, je ne l'avais que moi.

Depuis ce temps-là
je me dépouille chaque jour du masque,
qui est devenu une habitude
d'un maquillage si tenace.
Comme la chanson démasquée
je me montre à celui
qui peut ne pas aimer ce qu'il
voit quand il me regarde,
ou même se sentir mal à l'aise s'il ne voit personne
à l'intérieur de lui.

Maintenant, je ne démasque plus
quand je vois que quelqu'un
se cache en jouant.
Quand ils trompent avec leur bonheur
je ne vois que des simulacres d'humanité.
Ce qu'ils auraient pu être et ne sont pas
entre vanité et compassion.

Ce que je suis moi-même, je ne peux pas le voir
ce que tu vois de moi, je ne peux pas le cacher
je ne porte même pas mon armure
celui qui peut me blesser trouvera dans ma nature
un sang métis sans condition,
qui garde mon cœur ouvert.