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Après Six Heures

Fernando Delgadillo

Despues De Las Seis

Tu nombre era a diario como atardecer
para musitarse en secreto
Después de las seis

Y evocaba al grave, sombrío, cielo gris
que hoy da un cierto aire melancólico
al viejo jardín.
El jardín que antaño venía a visitar
a pasar las tardes y otras horas más
a la sombra del pino
y a oír de la fuente el cantar cristalino.
Recuerdo esos días
con la premonición de tu nombre
contado siempre a media voz.
La hoja murmuraba, la fuente también
el viento ensayaba un tranquilo vaivén.
Libélulas y escarabajos castaños
tu nombre volaba liberando encantos
los unos monótonos y delicados
los otros fantásticos y equilibrados.
Qué distinto es hoy que el otoño llegó
y descompuso de un soplo a la flor.
Y la hoja se vistió
galas de mariposa y se alejó
flotando escarlata en un rizo
de sol para clamar después:
ay, yo soy, soy yo, ay
vela, canto, llanto, seco y de papel.
Hoy se terminó Noviembre
y mañana irá a salir el sol
y se irá en la tarde como hoy se marchó
Y comenzarán las hojas
de ver a tu nombre bajo otro color.
Comienza la noche los juegos de sombras
con el cadencioso caer de las hojas.
Y entonces repito tu nombre en secreto
porque si lo guardo me quema en mi pecho.
Tu nombre es poemario de cosas guardadas
que una vez abiertas saltan liberadas
la unas monótonas y delicadas
las otras fantásticas y equilibradas.
Y hoy que el jardín es en rojos y cafés
un vestido que alcanza mis pies
fui la hoja que vistió
galas de mariposa y se alejó
flotando escarlata en un rizo
de sol cuando era otoño rey.
Ay, yo soy, hoy soy, ay,
como la hoja seca, quejas del papel.

Tu nombre es a diario como atardecer
para musitarse en secreto,
Después de las seis.

Après Six Heures

Ton nom était quotidien comme un coucher de soleil
pour se murmurer en secret
Après six heures

Et j'évoquais le grave, sombre ciel gris
qui aujourd'hui donne un certain air mélancolique
au vieux jardin.
Le jardin que jadis je venais visiter
pour passer les après-midis et d'autres heures encore
à l'ombre du pin
et à écouter le chant cristallin de la source.
Je me souviens de ces jours
avec la prémonition de ton nom
chuchoté toujours à voix basse.
La feuille murmurait, la source aussi
le vent essayait un tranquille va-et-vient.
Libellules et scarabées marron
ton nom volait en libérant des charmes
les uns monotones et délicats
les autres fantastiques et équilibrés.
Comme c'est différent aujourd'hui que l'automne est arrivé
et a décomposé d'un souffle la fleur.
Et la feuille s'est parée
de robes de papillon et s'est éloignée
flottant écarlate dans un tourbillon
de soleil pour crier ensuite :
ah, je suis, je suis, ah
une bougie, un chant, un pleur, sec et de papier.
Aujourd'hui s'est terminé Novembre
et demain le soleil va se lever
et il s'en ira dans l'après-midi comme aujourd'hui il est parti
Et les feuilles commenceront
à voir ton nom sous une autre couleur.
La nuit commence les jeux d'ombres
avec la chute cadencée des feuilles.
Et alors je répète ton nom en secret
car si je le garde, il me brûle dans la poitrine.
Ton nom est un recueil de choses gardées
qui, une fois ouvertes, sautent libérées
les unes monotones et délicates
les autres fantastiques et équilibrées.
Et aujourd'hui que le jardin est en rouges et bruns
une robe qui atteint mes pieds
j'étais la feuille qui s'est parée
de robes de papillon et s'est éloignée
flottant écarlate dans un tourbillon
de soleil quand l'automne était roi.
Ah, je suis, aujourd'hui je suis, ah,
comme la feuille sèche, les plaintes du papier.

Ton nom est quotidien comme un coucher de soleil
pour se murmurer en secret,
Après six heures.