Coplas de Amor
Fueron tantas cosas
Las que yo sentí,
Que tras de las rejas,
De cara a tus ojos,
Me oyeron decir:
Dime que me quieres, ¡dímelo por Dios!
Aunque no lo sientas, aunque sea mentira,
Pero dímelo.
Dímelo bajito,
Te será más fácil decírmelo así,
Y el "cariño" tuyo será "pa" mis penas
Lo mismo que lluvia de mayo y abril.
Ten misericordia de mi corazón,
Dime que me quieres, dime que me quieres,
¡Dímelo por dios!
Te quiero más que a mis ojos,
Te quiero más que a mi vida,
Más que al aire que respiro
Y más que a la madre mía.
Que se me paren los pulsos
Si te dejo de querer,
Que las campanas me doblen
Si te falto alguna vez.
Eres mi vida y mi muerte,
Te lo juro, compañero;
No debía de quererte,
No debía de quererte
Y sin embargo yo te quiero.
Por mi salud, yo te juro
Que eres pa mí lo primero,
Y me duele hasta la sangre
De lo mucho que te quiero.
No se me importan tus canas
Ni el sentir de los demás,
Lo que me importa es que sepas
Que yo te quiero de verdad.
Soy de tus besos cautiva.
Y así escribí en mi bandera:
Te he de querer mientras viva,
Compañero, mientras viva,
Y hasta después que me muera...
Chansons d'Amour
Il y a eu tant de choses
Que j'ai ressenties,
Que derrière les barreaux,
Face à tes yeux,
Je les ai entendues dire :
Dis-moi que tu m'aimes, dis-le-moi par pitié !
Même si tu ne le ressens pas, même si c'est un mensonge,
Mais dis-le-moi.
Dis-le-moi tout bas,
Ce sera plus facile de me le dire ainsi,
Et ton "chéri" sera "pour" mes peines
Comme la pluie de mai et d'avril.
Aie pitié de mon cœur,
Dis-moi que tu m'aimes, dis-moi que tu m'aimes,
Dis-le-moi par pitié !
Je t'aime plus qu'à mes yeux,
Je t'aime plus qu'à ma vie,
Plus que l'air que je respire
Et plus que ma propre mère.
Que mes pulsations s'arrêtent
Si je cesse de t'aimer,
Que les cloches sonnent pour moi
Si je te manque un jour.
Tu es ma vie et ma mort,
Je te le jure, mon ami ;
Je ne devrais pas t'aimer,
Je ne devrais pas t'aimer
Et pourtant, je t'aime.
Pour ma santé, je te jure
Que tu es ma priorité,
Et ça me fait mal jusqu'au sang
De t'aimer autant.
Je me fiche de tes cheveux gris
Ni de ce que pensent les autres,
Ce qui m'importe, c'est que tu saches
Que je t'aime vraiment.
Je suis captive de tes baisers.
Et ainsi j'ai écrit sur mon drapeau :
Je t'aimerai tant que je vivrai,
Mon ami, tant que je vivrai,
Et même après ma mort...