395px

Poivron

Edoardo Vianello

Peperone

da quando tu prendi
tu prendi il solleone
sei rossa spellata
sei come un peperone
bagnata dall'acqua
dall'acqua di sale,
baciata dal vento
che viene dal mare,
accanto alla riva
pian piano ti lasci
bruciare dal sol
con tutte le creme
massaggi la pelle
ma giorno per giorno
ti riempi di bolle
le gambe, le braccia,
il naso e le spalle
ti lasci bruciar.
da quando tu prendi
tu prendi il solleone
sei rossa spellata
sei come un peperone.
da quando tu prendi
tu prendi il solleone
sei rossa spellata
sei come un peperone.
ormai pure all'ombra
continui a scottarti,
nemmeno la luna
riesce a calmarti,
appena ti stringo
tu urli, tu piangi
mio pallido aamor.
avevi le labbra
cosi` vellutate
e oggi le hai rosse
cosi` screpolate
che sembra ch'io baci
l'ortica di un campo
ingiallito dal soooool.
da quando tu prendi
tu prendi il solleone
sei rossa spellata
sei come un peperone.
da quando tu prendi
tu prendi il solleone
sei rossa spellata
sei come un peperone.

Poivron

Depuis que tu prends
le soleil brûlant
Tu es rouge épluchée
Tu es comme un poivron
Trempée par l'eau
L'eau salée,
Embrassée par le vent
Qui vient de la mer,
À côté du rivage
Doucement tu te laisses
Brûler par le soleil
Avec toutes les crèmes
Tu masses ta peau
Mais jour après jour
Tu te remplis de cloques
Les jambes, les bras,
Le nez et les épaules
Tu te laisses brûler.
Depuis que tu prends
le soleil brûlant
Tu es rouge épluchée
Tu es comme un poivron.
Depuis que tu prends
le soleil brûlant
Tu es rouge épluchée
Tu es comme un poivron.
Maintenant même à l'ombre
Tu continues à te brûler,
Même la lune
Ne peut te calmer,
Dès que je te serre
Tu cries, tu pleures
Mon pâle amour.
Tu avais les lèvres
Si veloutées
Et aujourd'hui elles sont rouges
Si gercées
On dirait que j'embrasse
L'ortie d'un champ
Jauni par le soool.
Depuis que tu prends
le soleil brûlant
Tu es rouge épluchée
Tu es comme un poivron.
Depuis que tu prends
le soleil brûlant
Tu es rouge épluchée
Tu es comme un poivron.