395px

Du vol des colombes

Eduardo Gatti

Del volar de las palomas

El dia ya se ha puesto, la flor que se cerro
Escondiendome callada su corazon de olor
La tarde ya se fue, tus ojos no me miran
Y mi paseo triste es una eternidad

Yo vengo aqui a cantar la pena de mi dolor
Que es una pena tan chiquita que ni puedo entender yo
Que es una pena tan chiquita que ni puedo entender yo

El cielo se cristaliza, la luna parece rondar
Mil estrellas distintas que no pretendo distinguir
Mi pequeña mujer callada, un silencio me dejo
Los amigos desde lejos, me hablan de su amor

Yo vengo aqui a cantar la ceguera de mi ser
Que es una ceguera tan grande que ni la luz me deja ver
Que es una ceguera tan grande que ni la luz me deja ver

Ven que te quiero decir, dar compartir, tanto querer
Ven que tenemos los dos mirar, callar ,tanto que hacer
Y nos iremos los dos recogiendo grillos y piedras de los caminos
Para irlos despues devolviendo por otros lejanos derroteros
Para irlos despues devolviendo por otros lejanos derroteros

Tu ya te fuiste, tu quizas tambien te iras
Recorriendo esas playas, buscando sin cesar
Y de tanto ir hurgando, tu corazon florecera,
Si para ti ese dia llega sera nuestra felicidad

Yo vengo aqui a cantar del volar de las palomas
Que vuelan ciegamente para un dia anidar
Que vuelan ciegamente para un dia anidar

Nuestras manos enredamos, rezamos sobre un colchon
Jugando con nuestras risas y llorando tambien
Y vamos asi luchando, a veces sin saber
En que acantilado profundo habremos de descender

Yo vengo aqui a cantar de esto que sabemos todos
Sentir que llevamos adentro como ternura o como dolor
Sentir que llevamos adentro como ternura o como dolor

Ven que te quiero decir, sobre tu hombro he de llorar
Ven que juntos tu y yo nos iremos asi cantando los dos
Silenciosamente los ojos abiertos,
Las vertientes nos daran de beber
Y quizas asi lograremos la paz de un amanecer
Y quizas asi lograremos la paz de un amanecer

Du vol des colombes

Le jour s'est déjà couché, la fleur s'est refermée
Me cachant silencieusement son cœur parfumé
L'après-midi est parti, tes yeux ne me regardent plus
Et ma promenade triste est une éternité

Je viens ici chanter la peine de ma douleur
Qui est une peine si petite que je ne peux même pas comprendre
Qui est une peine si petite que je ne peux même pas comprendre

Le ciel se cristallise, la lune semble rôder
Mille étoiles différentes que je ne prétends pas distinguer
Ma petite femme silencieuse, un silence m'a laissé
Les amis de loin me parlent de son amour

Je viens ici chanter la cécité de mon être
Qui est une cécité si grande que même la lumière ne me laisse pas voir
Qui est une cécité si grande que même la lumière ne me laisse pas voir

Viens, je veux te dire, donner, partager, tant aimer
Viens, nous avons tous les deux à regarder, à nous taire, tant à faire
Et nous partirons tous les deux ramassant grillons et pierres des chemins
Pour les rendre ensuite par d'autres lointains détours
Pour les rendre ensuite par d'autres lointains détours

Tu es déjà partie, peut-être que toi aussi tu t'en iras
Parcourant ces plages, cherchant sans cesse
Et à force de fouiller, ton cœur fleurira,
Si ce jour arrive pour toi, ce sera notre bonheur

Je viens ici chanter du vol des colombes
Qui volent aveuglément pour un jour nicher
Qui volent aveuglément pour un jour nicher

Nos mains s'entrelacent, nous prions sur un matelas
Jouant avec nos rires et pleurant aussi
Et nous luttons ainsi, parfois sans savoir
Dans quel précipice profond nous devrons descendre

Je viens ici chanter de cela que nous savons tous
Ressentir ce que nous avons en nous comme tendresse ou comme douleur
Ressentir ce que nous avons en nous comme tendresse ou comme douleur

Viens, je veux te dire, sur ton épaule je vais pleurer
Viens, ensemble toi et moi, nous partirons ainsi en chantant tous les deux
Silencieusement les yeux ouverts,
Les sources nous donneront à boire
Et peut-être ainsi nous parviendrons à la paix d'un lever de soleil
Et peut-être ainsi nous parviendrons à la paix d'un lever de soleil

Escrita por: Juan Pablo Orrego