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Les Compadres

El Kanka

Los compadres

Te vi llegar al fondo de la calle
Tenías la misma cara que cuando te conocí
Con solo algún matiz, algún detalle
Una arruguita allá, una cana aquí

Te vi llegar más de media hora tarde
Ya te conozco no esperaba menos ay! De ti
Ese aire juvenil, Dios te lo guarde
Ya te clarea el pelo igual que a mí

Y puede que nos duela más
La espalda y la cadera
Y la resaca dure ya
Una semana entera

Ya sabes que, pasadas
Las diez, me sienta mal
La pizza, amigo
Con lo que yo era

Ay, ay, ay, hoy nos vamos a emborrachar
Y no quiero oírte decir ni mu
Ay, ay, ay, por lo que fue y lo que será
Y por lo complicado que está encontrar

Compadres como tú
Te vi llegar, como llevas llegando
A la esquina de siempre, tú ya sabes Cuál es
Un siglo o quizá más, considerando

Que veo en tus ojos mi niñez
Saquémonos los ojalás
Seguimos casi ilesos
Unámonos en el compás

Tus huesos con mis huesos
Ya sé que no está el horno
Pa' bollos, pero igual
Brindemos por el
Penúltimo exceso

Ay, ay, ay, hoy nos vamos a emborrachar
Y no quiero oírte decir ni mu
Ay, ay, ay, por lo que fue y lo que será
Y por lo complicado que está encontrar
Compadres como tú
Te vi llegar, qué bueno verte

Les Compadres

Je t'ai vu arriver au bout de la rue
T'avais la même tête que quand je t'ai connu
Avec juste quelques nuances, quelques détails
Une petite ride là, une mèche blanche ici

Je t'ai vu arriver avec plus d'une demi-heure de retard
Je te connais, je n'attendais pas moins, ah ! De toi
Cet air juvénile, que Dieu te le garde
Tes cheveux commencent à grisonner comme les miens

Et il se peut que ça nous fasse plus mal
Le dos et les hanches
Et que la gueule de bois dure
Une semaine entière

Tu sais bien qu'après
Dix heures, ça me fait mal
La pizza, mon pote
Avec ce que j'étais

Ah, ah, ah, aujourd'hui on va se bourrer
Et je ne veux pas t'entendre dire un mot
Ah, ah, ah, pour ce qui a été et ce qui sera
Et pour la galère que c'est de trouver

Des compadres comme toi
Je t'ai vu arriver, comme d'habitude
Au coin habituel, tu sais déjà lequel
Un siècle ou peut-être plus, en considérant

Que je vois dans tes yeux mon enfance
Oublions les regrets
On s'en sort presque indemnes
Unissons-nous dans le rythme

Tes os avec mes os
Je sais que le four n'est pas
Pour les petits pains, mais quand même
Portons un toast au
Pénultième excès

Ah, ah, ah, aujourd'hui on va se bourrer
Et je ne veux pas t'entendre dire un mot
Ah, ah, ah, pour ce qui a été et ce qui sera
Et pour la galère que c'est de trouver
Des compadres comme toi
Je t'ai vu arriver, quel plaisir de te voir