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Le Prisonnier

El Komander

El Preso

Claro que estoy ofendido,
Claro que traigo coraje,
Y es que duelen las traiciones,
Y es que duelen los desaires,
Y si ahora estoy prisionero y peligra mi cuero,
Es porque no se rajarme.

Cuando el poder te acompaña
Tienes amigos de sobra,
Mucho aprecio, mucho abrazo,
Mucho dinero en la bolsa,
Pero cuando el barco se hunde y tu suerte se nuble,
Los amigos te abandonan.

Con la reja bloquearon mi vida,
Taparon mi tiempo y no encuentro salida,
Ya mi rostro está muy demacrado
Y el tiempo es eterno estando aquí encerrado
Si en la prisión no me amansan,
Saldré más violento buscando venganza,
Con los años que me dieron pa’ echarle cerebro,
Me sobra y me basta.

Conozco perfectamente,
Lo que ha pasado allá afuera, supe que se chacalearon,
Que a mi familia humillaron,
La impotencia me consume en mis venas hay lumbre,
Por los daños que causaron,
Pobrecita de mi madre como ha llorado por su hijo,
Cuídate del enemigo,
Pero más de tus amigos porque cuando el agua es mansa y haciendo confianza,
Hasta el más fiel da la espalda.
Este mundo da más de una vuelta lo que sube baja y pronto se regresa,
Si las piedras se encuentran rodando tal vez un día encuentres la que hallas pateado,
Soy prisionero y lo entiendo,
Tal vez un día salga como un hombre nuevo,
Pero guardo mis rencores me sobran razones,
Pa’ echar leña al fuego

Le Prisonnier

Bien sûr que je suis offensé,
Bien sûr que j'ai de la colère,
Car les trahisons font mal,
Et les mépris font mal,
Et si maintenant je suis prisonnier et que ma peau est en danger,
C'est parce que je ne sais pas me dégonfler.

Quand le pouvoir est de ton côté
Tu as des amis à la pelle,
Beaucoup d'affection, beaucoup d'étreintes,
Beaucoup d'argent dans les poches,
Mais quand le bateau coule et que ta chance s'assombrit,
Les amis t'abandonnent.

Avec la grille, ils ont bloqué ma vie,
Ils ont couvert mon temps et je ne trouve pas de sortie,
Mon visage est déjà très marqué
Et le temps est éternel ici enfermé.
Si en prison ils ne m'apprivoisent pas,
Je sortirai plus violent, cherchant ma revanche,
Avec les années qu'ils m'ont données pour réfléchir,
J'en ai largement assez.

Je connais parfaitement,
Ce qui s'est passé là-dehors, j'ai su qu'ils ont agi comme des bêtes,
Qu'ils ont humilié ma famille,
L'impuissance me consume, dans mes veines il y a des flammes,
Pour les dommages qu'ils ont causés,
Pauvre de ma mère, comme elle a pleuré pour son fils,
Prends garde à l'ennemi,
Mais plus à tes amis, car quand l'eau est calme et qu'on fait confiance,
Même le plus fidèle tourne le dos.
Ce monde fait plus d'un tour, ce qui monte redescend et revient vite,
Si les pierres se rencontrent en roulant, peut-être qu'un jour tu trouveras celle que tu as frappée,
Je suis prisonnier et je le comprends,
Peut-être qu'un jour je sortirai comme un homme nouveau,
Mais je garde mes rancœurs, j'ai des raisons en trop,
Pour mettre de l'huile sur le feu.

Escrita por: Alfredo Rios