Sábado
Hoy voy a callarme porque es sábado,
Voy a dejar para mañana lo que tengo que decir,
Que los domingos por la tarde son más tristes,
Y mucho más tristes que serán cuando ya no estés junto a mí.
Voy a callarme, que hoy es fin de semana,
Y el domingo a la mañana cuando no hay despertador,
Y te levantes despistada y con resaca,
Voy a mirar tu cara linda y a ver si tengo valor.
Ese valor que a uno le falta cuando tomas decisiones
Que te hacen temblar las piernas, que te encogen el corazón,
Pero resulta inevitable en esta vida
Coger uno u otro camino, elegir que es lo mejor.
Que salgan cosas de mi cuerpo que hace tiempo llevo adentro,
Aún sin saber si será cierto, ni certero, ni mejor
Que estarme quieto y dejar que pase el tiempo
Y alargar este momento aunque su tiempo ya hace tiempo que pasó.
Voy a callarme porque es sábado,
Voy a dejar para mañana lo que tengo que decir.
Samedi
Aujourd'hui je vais me taire parce que c'est samedi,
Je vais remettre à demain ce que j'ai à dire,
Parce que les dimanches après-midi sont plus tristes,
Et bien plus tristes que quand tu ne seras plus à mes côtés.
Je vais me taire, car aujourd'hui c'est le week-end,
Et le dimanche matin quand il n'y a pas de réveil,
Et que tu te lèves un peu perdue et avec la gueule de bois,
Je vais regarder ton joli visage et voir si j'ai le courage.
Ce courage qui nous manque quand on prend des décisions
Qui te font trembler les jambes, qui te serrent le cœur,
Mais c'est inévitable dans cette vie
De prendre un chemin ou un autre, de choisir ce qui est le mieux.
Que des choses sortent de mon corps que je garde en moi depuis longtemps,
Sans même savoir si c'est vrai, ni sûr, ni mieux
Que de rester là à laisser le temps passer
Et prolonger ce moment même si son temps est déjà révolu.
Je vais me taire parce que c'est samedi,
Je vais remettre à demain ce que j'ai à dire.