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Paradoxe

El Riqué

Paradoja

Sé que me quieres en tus dientes
Estoy atrás de la vitrina, ya cómprame
Soy pan caliente

Paradoja es meterme a tu boca
Mientras que en La Bombonera golean al Boca
Paradoja es mi alma que se aloja enamorada
En tus adentros estando desalojada
Paradoja es explicarte la paradoja
Pero hacer arte es lo único que se me antoja

Me pone un poco paranoico que quieran todo lógico
¿Para qué existe el programa meteorológico?
Si sientes cuando sube la temperatura
Cuando este caballero descubre su armadura
Paradoja tú, yo un manjar caliente pa’ que comas
Si quieres fast food, vete al McDonalds

Preguntan ¿En qué crees, de qué eres integrante?
Pero si respondo, corro el peligro de desintegrarme
No me da rabia que me digan telonero
Lo que me pone loco es ver saltar tu pelo negro, estirar tu pelo negro
Y repetirlo hasta que la paradoja tiña tu pelo güero

Le escarbao’ tanto a esta ciudad en esta escena
Ya no me dicen El Riqué, me dicen Pedro Picapiedra
Dame un seso, vuélame los besos
No soy del Scratch du oro
Juego en el scratch de versos

Sé que me quieres en tus dientes
Estoy atrás de la vitrina, ya cómprame
Soy pan caliente

Cómeme, y luego vuelve por más
Tengo pan dulce como éclair pero también cosas con sal
Soy energía en cautiverio, en peligro de extinción
Recargame como tu iPhone en cualquier superficie
Absórbeme en el aire y deja que tus piernas bailen
Hasta encontrarse en la nuca de mis planicies
Aquí no hay río del que no beba ni lengua que desperdicie
La química en tu piel que ordena que te acaricie
Y la mía que magnetiza mi voz donde estás tú
Porque recuerda que el amor viaja más rápido que la luz

Qué pasa si te digo que hoy estoy despierto
Porque soñé que te ibas conmigo después del concierto
No es una pick up line elaborada
Yo soy de mind, o sea de mente, improvisada
¡Mira, qué luces! No las delanteras de tu carro
Ni los flashes de tu cel, ni tus lentes caros
Digo tus luces, las que nadie ve que luces
Parpadeándome porque me ven tocándote desde otro plano

Paradoja es pecar con mi mano de mortal como lo hizo alguien llamado Maradona
Pero yo no quiero que me vean solo que me lean y hacerlo tan sucio que me saquen roja
Expúlsenme del reino de lo bien hecho
Me interesa el planeta de tus sueños, no el tamaño de tus pechos
Aunque puedan derrumbar un continente
Y yo después del estruendo pisar tu costa
O sea: Besar tu frente

Sé que me quieres en tus dientes
Estoy atrás de la vitrina, ya cómprame
Soy pan caliente

Ya cómeme, soy pan caliente

Paradoxe

Je sais que tu veux de moi
Je suis derrière la vitrine, achète-moi déjà
Je suis du pain chaud

Paradoxe, c'est me glisser dans ta bouche
Pendant qu'à La Bombonera, ils marquent contre Boca
Paradoxe, c'est mon âme qui s'accroche amoureuse
Dans tes entrailles, étant expulsée
Paradoxe, c'est t'expliquer la paradoxe
Mais faire de l'art, c'est la seule chose qui me tente

Ça me rend un peu parano que tout soit logique
À quoi ça sert le bulletin météo ?
Si tu sens quand la température monte
Quand ce chevalier découvre son armure
Paradoxe, toi, moi un délice chaud à manger
Si tu veux de la malbouffe, va chez McDonald's

On me demande : "En quoi crois-tu, de quel groupe fais-tu partie ?"
Mais si je réponds, je risque de me désintégrer
Ça ne me met pas en colère qu'on me traite de première partie
Ce qui me rend fou, c'est de voir tes cheveux noirs sauter, étirer tes cheveux noirs
Et le répéter jusqu'à ce que la paradoxe te teigne les cheveux blonds

J'ai gratté tant cette ville dans cette scène
On ne m'appelle plus El Riqué, on m'appelle Pedro Picapiedra
Donne-moi un cerveau, embrasse-moi à en perdre la tête
Je ne fais pas partie du Scratch du oro
Je joue dans le scratch de vers

Je sais que tu veux de moi
Je suis derrière la vitrine, achète-moi déjà
Je suis du pain chaud

Mange-moi, et reviens pour plus
J'ai du pain sucré comme un éclair mais aussi des choses salées
Je suis de l'énergie en captivité, en danger d'extinction
Recharge-moi comme ton iPhone sur n'importe quelle surface
Absorbe-moi dans l'air et laisse tes jambes danser
Jusqu'à se retrouver dans la nuque de mes plaines
Ici, il n'y a pas de rivière dont je ne bois pas ni de langue à gaspiller
La chimie sur ta peau ordonne que je te caresse
Et la mienne qui magnétise ma voix où tu es
Parce que souviens-toi que l'amour voyage plus vite que la lumière

Que se passe-t-il si je te dis qu'aujourd'hui je suis éveillé
Parce que j'ai rêvé que tu venais avec moi après le concert
Ce n'est pas une phrase d'accroche élaborée
Je suis de l'esprit, c'est-à-dire improvisé
Regarde, quelles lumières ! Pas celles de ta voiture
Ni les flashes de ton portable, ni tes lunettes chères
Je parle de tes lumières, celles que personne ne voit que tu brilles
Clignotant parce qu'ils me voient te toucher d'un autre plan

Paradoxe, c'est pécher avec ma main de mortel comme l'a fait quelqu'un appelé Maradona
Mais je ne veux pas qu'on me voie, juste qu'on me lise et le faire si sale qu'on me fasse rougir
Expulsez-moi du royaume du bien fait
Je m'intéresse à la planète de tes rêves, pas à la taille de tes seins
Bien qu'ils puissent faire s'effondrer un continent
Et moi, après le fracas, fouler ta côte
C'est-à-dire : embrasser ton front

Je sais que tu veux de moi
Je suis derrière la vitrine, achète-moi déjà
Je suis du pain chaud

Alors mange-moi, je suis du pain chaud

Escrita por: Mauricio Becerra Rodríguez